Approfondissements

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Beaucoup sont les internautes à vouloir approfondir les sujets abordés sur le blog. Lorsque j’écris un article, j’essaye généralement d’appuyer mes arguments sur des sources mais sans trop en mettre non plus, afin de rester lisible par un large public.

On pourrait écrire des centaines de pages sur certains sujets, je propose donc de partager avec vous quelques liens (la plupart en anglais) intéressants concernant les sujets déjà débattus sur le blog.

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Par rapport au Daat Torah, ce que je nommais le totalitarisme religieux, il y a un excellent article de Lawrence Kaplan, publié dans le recueil « Rabbinic Authority and Personal Autonomy » du Orthodox Forum. L’Orthodox Forum est réuni chaque année par le Rabbin Norman Lamm , président de la Yeshiva University. Kaplan prouve que le Daat Torah est un concept extrêmement moderne et explique comment ce concept a réussi à faire force de loi dans la société haredite actuelle. Merci àEmmanuel Bloch qui m’a fait connaître ce texte. L’article ICI.

Toujours sur le même sujet, je renvoi à un article du Rav Nahum Rabinowitz. Le Rav Rabinowitz est le Rosh Yeshiva de la Yeshivat Hesder Birkat Moché (Maalei Adoumim), c’est un grand érudit, auteur de très nombreux ouvrages, dont un commentaire sur le Michné Torah de Maimonide. Cette article a été traduit de l’hébreu et publié dans Hakira, un journal Modern Orthodox publié chaque semestre. Merci à S.E qui avait signalé cette article dans un commentaire sur ce blog. L’article ICI.

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Par rapport à mon récent article sur la Tsnyout , encore une fois, je tiens à préciser que celui-ci ne venait absolument pas dicter la « conduite à suivre » mais dénoncer certains débordements. Cependant, plusieurs internautes ont réagis (en privé comme en public), notamment à propos de l’obligation du « kissouy rosh », le couvre-chef pour les femmes mariées.

Il est de notoriété publique que la femme du Rav Soloveitchik n’avait pas la tête couverte, cependant, comme je l’ai déjà écris, il semblerait qu’elle agissait sans l’aval de son mari. Toutefois, certains rabbins connus ont remis en question cette obligation. Notamment Rabbi Yossef Messas, qui a écris une longue responsa sur le sujet, ou il conclu qu’il n’existe plus d’obligation. La responsa est disponible en hébreu ICI.

Dans une lettre au Prof. Marc B. Shapiro, le Rav Moché Malka étaye les arguments du Rav Messas, ICI et ICI.

Plus récemment, le Rav Michael Broyde a écris énormément à ce sujet. Le Rav Broyde est un des rabbins influents du monde Modern Orthodox américain. Il est également dayan au Beth Din of America. Dans la lignée du Rav Messas, le Rav Broyde veut juger lékaf zekhoutles femmes juives qui ne se couvrent pas la tête et cherche à prouver qu’aujourd’hui se couvrir la tête est tout au plus un minhag. Son long essai (86 pages ! ) a été publié dans le journal Modern Orthodox Tradition, disponible ICI.

Voir également la réaction de deux autres rabbins Modern Orthodox aux articles du Rav Broyde, ICI.

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Au sujet des controverses entre Torah et Sciences, un internaute a réuni de très nombreuses sources talmudiques et rabbiniques affirmant que les affirmations des sages dans le domaine scientifique n’étaient pas prophétiques et peuvent tout à fait être erronée. Le lien ICI.

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Par rapport à l’article sur Ibn Ezra, qui remettait en question un des principes du Rambam, selon lequel seul Moise aurait écrit la Torah, du début jusqu’à la fin.

Il y a un excellent ouvrage de Marc B. Shapiro qui revient sur les treize principes de Maimonide et démontre que ceux-ci n’ont jamais fait l’unanimité chez les autres penseurs juifs. L’ouvrage se nomme « the limits of orthodox theology maimonides’ thirteen principles reappraised ».

Au sujet du rapport entre orthodoxie et critique biblique, il y a un excellent article d’Ilana Goldstein Sacks qui résume quatre approches religieuses cherchant à conciliertorah min hashamayim et critique biblique. Il s’agit des approches des rabbins Breuer et Hoffmann ainsi que de celles des Professeurs Tamar Ross et David Weiss-Halivni.

Breuer était un rabbin modern orthodox, décédé en 2007. Il était l’arrière-petit-fils du Rav S.R Hirsch et enseigna des décennies à la Yeshivat Har Etzion ou il révolutionna l’enseignement moderne de la Bible.

Le Rav Hoffmann était le recteur du Séminaire rabbinique orthodoxe de Berlin au début du XXe siècle.

Tamar Ross enseigne la pensée juive à l’Université Hebraique de Jérusalem et Weiss-Halivni enseigna le Talmud au JTS et enseigne maintenant à l’Université Bar Ilan.

L’article est disponible ICI.

(merci à Emmanuel Bloch)

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Si quelqu’un à d’autres références intéressantes (peut être en français, cette fois ?) il serait bien aimable de les partager dans les commentaires ci-dessous. Merci !

J’en profite pour rappeler à tous et à toutes que le blog a une page facebook. J’utilise de plus en plus cette page pour partager les nouveau articles du blog mais aussi d’autres articles intéressants. J’invite tout le monde à la rejoindre en tapant « le blog modern orthodox » dans le moteur de recherche de Facebook ou en cliquant ici.N’oubliez pas de cliquer sur « Like » !

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30 thoughts on “Approfondissements

  1. La source du Rashi cité est dans T.B. Kidoushin 80b.
    Cependant, cf. T.B. Shabat 33b; Eyn Yaakov sur Shabat, lettre 26.
    Le Ritva sur Nida 45b va par contre dans une autre direction, basée sur le fait de l’équilibre entre « bina yetera » et « daatan kala ». Lorsque j’étais Pessah’ dernier au USA, j’ai vu un livre (de
    lamdanout) d’un des disciples du Grid Soloveitchik, dans lequel il y avait un article qui prônait la même thèse, plus ou moins, basée sur des précisions dans certains textes midrashiques, tels Avot
    deRabbi Nathan et pirkei deRabbi Eliezer.

    Dans la kabala, cette notion a un tout autre sens bien loin de son sens simple, cf. Commentaire du Raavad sur Sefer HaYetzira 5,2 ; Etz H’ayim shaar 48, chap. 2 ; Shaar HaKavanot, Droushei Haamida,
    2 et 3 ; Shaar HaPesoukim, H’oukat ; Shaar Maamarei Rashbi Shelah’ et Pekoudei ; Pith’ei Shearim (excellent ouvrage du Rav Itzh’ak Eisik H’ever), Netiv M »D ouM »N, Petah’ 23 ; Sefer HaBrit, II,
    maamar 12, dereh’ hakodesh ; tout comme dans de nombreux livres de h’assidout et la liste est trop longue.

  2. Bonjour,

    S.E, je n’ai malheureusement pas le temps actuellement de revoir toutes les références que vous citez, pourriez-vous m’expliquer synthétiquement l’idée de « l’équilibre entre bina yétéra et daatan
    kala »

    Pour l’internaute qui voulez des références, je vous renvoie au Rachi sur Avoda Zara 18 b, s. v. « véika déamréi » à propos de Brouria et du daatan kala. Une certaine littérature universitaire s’est
    développée sur ce Rachi le soupçonnant d’être un ajout tardif, certaines références sont données dans le livre de Tamar Ross cité par Gabriel, p.259, note 3. Je vous les reproduis sans pour autant
    certifier de leur qualité ou de leur objectivité puisque je ne les ai pas lus :
    Brenda Bacon, Kolech, 38 (3 Marchevan 2011); Nashim : Journal of Jewish Women’s studies and gender issues 5 (fall 5763/2002), pp.231-240.

    A part ça il y a bien sûr le Mishné Torah qui emploie ce concept assez facilement à propos de l’étude des femmes, mais vous l’avez sûrement déjà vu, puisque j’en avais longuement parlé avec Shmouel
    et Gabriel sur le forum du blog.

    ‘Hag Saméa’h

  3. Puisque le sujet tourne autours du fameux « nashim daatan kala », je propose un très bon maamar sur la fameuse histoire de Brouria que Rashi rapporte.

    L’essai en question est l’œuvre d’un jeune étudiant de la Yeshiva University, R. Zev Eleff. Il fait parti du recueil « Shirat Myriam », qui comprend de nombreux maamarim intéressants écrient comme
    cadeau de mariage pour sa femme. on a donc un essai écrit par un jeune talmid chacham du monde MO 🙂

    Cet essai sort de l’ordinaire puisqu’il développe les thèses de nombreux rishonim et acharonim mais également d’universitaires contemporains. Le tout avec beaucoup d’honnêteté et une nuance
    d’apologie. En tout cas, il vaut le coup d’œil.

  4. Au Rav Yona Ghertmann – le Talmud (Nida 45b) pour expliquer l’avis de Rabbi, ramène une drasha explicitant que les femmes ont une « bina yeteira », c’est-à-dire une compréhension « meilleure » que
    celle des hommes.
    Le Ritva dans son commentaire (ad loc.) écrit :
    “פי’ שממהרת להבין דאי לא (הא) אמרינן נשים דעתן קלה“
    La correction entre parenthèse est proposée par le rav David Metzger qui a écrit les notes sur le Ritva dans l’éd. du Mossad HaRav Kook.

    En tout cas, il semblerait que le Ritva comprenne que la femme comprend plus rapidement, mais pas forcément mieux, puisque « daatan kala », elles ont une « compréhension » simple (de la réalité).
    Dans les notes du MHK (préc. citées), il est proposé que sa source soit dans le Midrash Aggada (Bereshit 2, 22) sur le mot « vayiven » – affirmant que D’ a donné une « bina » supplémentaire à la femme,
    plutôt qu’à l’homme, car quand l’homme grandit il peut sortir et apprendre la « bina » des autres hommes, et par conséquent « lorsque l’homme est grand il comprend (mèvine) mieux que la femme ».

    Cependant, je ne suis pas certain que ce soit l’intention des propos du Ritva et on peut les comprendre d’une autre manière.
    C’est aussi cette idée que l’article que j’ai lu aux US voulait dire: il y a plusieurs midrashim (dans Vayikra Raba, Pirkei deRabbi Eliezer chap. 3, etc.) qui parlent du fait que la compréhension,
    l’intelligence liée à la possibilité de percevoir le monde se divise en trois – h’oh’ma, bina et da’at (cf. encore Tanya, Likoutei Amarim, chap. 3 et « Moreh Nevouh’ei HaZman » de Rav Nah’man
    Krochmal (il a été réédité récemment) à la fin du troisième portique, même s’il use de termes en allemand, ceux-ci sont identiques).
    Etant donné que ces trois là, comme cela apparaît abondamment dans la littérature kabbalistique, doivent être en symbiose, en équilibre – h’oh’ma (koah’ ma) permet la définition, bina (leh’avin
    davar mitoh’ davar) permet la déduction et da’at permet de se lier (comme « vayeda adam èt h’ava ishto », ou encore « vayeda elokim », etc.), savoir dans ce sens est s’identifier avec la réalité. Cette
    identification (yih’oud maskil mouskal, comme défini dans le Guide I, 69 – hayeda, hayodea ve’hamada) ne peut que se faire dans la mesure où il y a un certain « équilibre » entre la h’oh’ma et la
    bina. Si elles sont de même valeur, pourrait-on dire, malgré leur nature différente. Dès que la bina est plus grand, disproportionnée, la da’at en prend un coup et elle doit s’amoindrir,
    automatiquement.
    Le disciple du Rav Soloveitchik, dont je ne me rappelle plus le nom, voulait prouver que cette condition n’était pas innée, mais conséquence de la faute de l’arbre, il amenait pour preuve une
    mishna dans Avot deRabbi Nathan et encore d’autres midrashim.
    Quoiqu’il en soit, s’il en est ainsi, le Ritva peut vouloir dire que leur compréhension est rapide, car surdimensionnée par rapport à la da’at. Ceci ne serait donc qu’un constat de la réalité, la
    théorie de la perception marche différemment chez l’homme et chez la femme. Les hommes sont désavantagés au niveau de la bina, mais y gagne en da’at, alors que chez les femmes ce serait le
    contraire…
    Je ne sais pas si c’est le sens littéral, mais en tout cas cela me paraît être une direction intéressante.

  5. Bonsoir,

    Pour revenir sur la notion de « nashim daatan kalot », je voudrais me pencher sur la référence à Shabbath 33b donnée par S.E. , qui me semble donner un éclairage assez différent de Avoda zara 18b et
    des commentaires ultérieurs (de Rashi notamment) qui y « voient » une « limitation » des femmes à étudier la Torah.
    En fait, les deux épisodes traitent d’un trait de caractère plus général attribué aux femmes qui seraient plus susceptibles que les hommes d’être influencées par leur propension plus grande (plus
    naturelle ?) au ‘hessed. Dans shabbath 33b, Rabbi Shimon bar Yo’hai ne fait aucunement référence à une « légèreté » qu’auraient les femmes – son épouse ici – en rapport avec l’étude de la Torah, mais
    bien à une tendance à voir leur jugement influencé par des considérations de « miséricorde » dans des conditions extrêmes.
    Le point commun avec avoda zara 18b sont justement les conditions extrêmes… difficile dans ce cas d’y voir un sous-entendu que les femmes seraient moins « aptes » que les hommes à étudier la Torah
    dans l’absolu…

    Autre point intéressant qui nous éloigne du sujet mais trouve un écho avec d’autres réflexions de ce blog : dans la suite du récit de Shabbath 33b, lorsqu’on voit Rabbi Shimon bar Yo’hai sortir
    avec son fils de la grotte où ils avaient trouvé refuge durant 12 ans et revenir à la « civilisation ».
    La formule « leha’hariv olami yetsatem? ‘hizrou lime’aratekhel! » et plus loin la réponse sage de R. Shimon Bar Yo’hai à son fils : « beni, daï la’olam ani veata » me semble d’une actualité criante
    face à ceux qui voudraient imposer au plus grand nombre leur dévotion et leur zèle « excessif » en matière de tsniout ou de séparation de sexes entre autres… A creuser ?

    Kol touv,

  6. La source du Rashi cité est dans T.B. Kidoushin 80b.
    Cependant, cf. T.B. Shabat 33b; Eyn Yaakov sur Shabat, lettre 26.
    Le Ritva sur Nida 45b va par contre dans une autre direction, basée sur le fait de l’équilibre entre « bina yetera » et « daatan kala ». Lorsque j’étais Pessah’ dernier au USA, j’ai vu un livre (de
    lamdanout) d’un des disciples du Grid Soloveitchik, dans lequel il y avait un article qui prônait la même thèse, plus ou moins, basée sur des précisions dans certains textes midrashiques, tels Avot
    deRabbi Nathan et pirkei deRabbi Eliezer.

    Dans la kabala, cette notion a un tout autre sens bien loin de son sens simple, cf. Commentaire du Raavad sur Sefer HaYetzira 5,2 ; Etz H’ayim shaar 48, chap. 2 ; Shaar HaKavanot, Droushei Haamida,
    2 et 3 ; Shaar HaPesoukim, H’oukat ; Shaar Maamarei Rashbi Shelah’ et Pekoudei ; Pith’ei Shearim (excellent ouvrage du Rav Itzh’ak Eisik H’ever), Netiv M »D ouM »N, Petah’ 23 ; Sefer HaBrit, II,
    maamar 12, dereh’ hakodesh ; tout comme dans de nombreux livres de h’assidout et la liste est trop longue.

  7. Bonjour,

    S.E, je n’ai malheureusement pas le temps actuellement de revoir toutes les références que vous citez, pourriez-vous m’expliquer synthétiquement l’idée de « l’équilibre entre bina yétéra et daatan
    kala »

    Pour l’internaute qui voulez des références, je vous renvoie au Rachi sur Avoda Zara 18 b, s. v. « véika déamréi » à propos de Brouria et du daatan kala. Une certaine littérature universitaire s’est
    développée sur ce Rachi le soupçonnant d’être un ajout tardif, certaines références sont données dans le livre de Tamar Ross cité par Gabriel, p.259, note 3. Je vous les reproduis sans pour autant
    certifier de leur qualité ou de leur objectivité puisque je ne les ai pas lus :
    Brenda Bacon, Kolech, 38 (3 Marchevan 2011); Nashim : Journal of Jewish Women’s studies and gender issues 5 (fall 5763/2002), pp.231-240.

    A part ça il y a bien sûr le Mishné Torah qui emploie ce concept assez facilement à propos de l’étude des femmes, mais vous l’avez sûrement déjà vu, puisque j’en avais longuement parlé avec Shmouel
    et Gabriel sur le forum du blog.

    ‘Hag Saméa’h

  8. Au Rav Yona Ghertmann – le Talmud (Nida 45b) pour expliquer l’avis de Rabbi, ramène une drasha explicitant que les femmes ont une « bina yeteira », c’est-à-dire une compréhension « meilleure » que
    celle des hommes.
    Le Ritva dans son commentaire (ad loc.) écrit :
    “פי’ שממהרת להבין דאי לא (הא) אמרינן נשים דעתן קלה“
    La correction entre parenthèse est proposée par le rav David Metzger qui a écrit les notes sur le Ritva dans l’éd. du Mossad HaRav Kook.

    En tout cas, il semblerait que le Ritva comprenne que la femme comprend plus rapidement, mais pas forcément mieux, puisque « daatan kala », elles ont une « compréhension » simple (de la réalité).
    Dans les notes du MHK (préc. citées), il est proposé que sa source soit dans le Midrash Aggada (Bereshit 2, 22) sur le mot « vayiven » – affirmant que D’ a donné une « bina » supplémentaire à la femme,
    plutôt qu’à l’homme, car quand l’homme grandit il peut sortir et apprendre la « bina » des autres hommes, et par conséquent « lorsque l’homme est grand il comprend (mèvine) mieux que la femme ».

    Cependant, je ne suis pas certain que ce soit l’intention des propos du Ritva et on peut les comprendre d’une autre manière.
    C’est aussi cette idée que l’article que j’ai lu aux US voulait dire: il y a plusieurs midrashim (dans Vayikra Raba, Pirkei deRabbi Eliezer chap. 3, etc.) qui parlent du fait que la compréhension,
    l’intelligence liée à la possibilité de percevoir le monde se divise en trois – h’oh’ma, bina et da’at (cf. encore Tanya, Likoutei Amarim, chap. 3 et « Moreh Nevouh’ei HaZman » de Rav Nah’man
    Krochmal (il a été réédité récemment) à la fin du troisième portique, même s’il use de termes en allemand, ceux-ci sont identiques).
    Etant donné que ces trois là, comme cela apparaît abondamment dans la littérature kabbalistique, doivent être en symbiose, en équilibre – h’oh’ma (koah’ ma) permet la définition, bina (leh’avin
    davar mitoh’ davar) permet la déduction et da’at permet de se lier (comme « vayeda adam èt h’ava ishto », ou encore « vayeda elokim », etc.), savoir dans ce sens est s’identifier avec la réalité. Cette
    identification (yih’oud maskil mouskal, comme défini dans le Guide I, 69 – hayeda, hayodea ve’hamada) ne peut que se faire dans la mesure où il y a un certain « équilibre » entre la h’oh’ma et la
    bina. Si elles sont de même valeur, pourrait-on dire, malgré leur nature différente. Dès que la bina est plus grand, disproportionnée, la da’at en prend un coup et elle doit s’amoindrir,
    automatiquement.
    Le disciple du Rav Soloveitchik, dont je ne me rappelle plus le nom, voulait prouver que cette condition n’était pas innée, mais conséquence de la faute de l’arbre, il amenait pour preuve une
    mishna dans Avot deRabbi Nathan et encore d’autres midrashim.
    Quoiqu’il en soit, s’il en est ainsi, le Ritva peut vouloir dire que leur compréhension est rapide, car surdimensionnée par rapport à la da’at. Ceci ne serait donc qu’un constat de la réalité, la
    théorie de la perception marche différemment chez l’homme et chez la femme. Les hommes sont désavantagés au niveau de la bina, mais y gagne en da’at, alors que chez les femmes ce serait le
    contraire…
    Je ne sais pas si c’est le sens littéral, mais en tout cas cela me paraît être une direction intéressante.

  9. Bonsoir,

    Pour revenir sur la notion de « nashim daatan kalot », je voudrais me pencher sur la référence à Shabbath 33b donnée par S.E. , qui me semble donner un éclairage assez différent de Avoda zara 18b et
    des commentaires ultérieurs (de Rashi notamment) qui y « voient » une « limitation » des femmes à étudier la Torah.
    En fait, les deux épisodes traitent d’un trait de caractère plus général attribué aux femmes qui seraient plus susceptibles que les hommes d’être influencées par leur propension plus grande (plus
    naturelle ?) au ‘hessed. Dans shabbath 33b, Rabbi Shimon bar Yo’hai ne fait aucunement référence à une « légèreté » qu’auraient les femmes – son épouse ici – en rapport avec l’étude de la Torah, mais
    bien à une tendance à voir leur jugement influencé par des considérations de « miséricorde » dans des conditions extrêmes.
    Le point commun avec avoda zara 18b sont justement les conditions extrêmes… difficile dans ce cas d’y voir un sous-entendu que les femmes seraient moins « aptes » que les hommes à étudier la Torah
    dans l’absolu…

    Autre point intéressant qui nous éloigne du sujet mais trouve un écho avec d’autres réflexions de ce blog : dans la suite du récit de Shabbath 33b, lorsqu’on voit Rabbi Shimon bar Yo’hai sortir
    avec son fils de la grotte où ils avaient trouvé refuge durant 12 ans et revenir à la « civilisation ».
    La formule « leha’hariv olami yetsatem? ‘hizrou lime’aratekhel! » et plus loin la réponse sage de R. Shimon Bar Yo’hai à son fils : « beni, daï la’olam ani veata » me semble d’une actualité criante
    face à ceux qui voudraient imposer au plus grand nombre leur dévotion et leur zèle « excessif » en matière de tsniout ou de séparation de sexes entre autres… A creuser ?

    Kol touv,

  10. La source du Rashi cité est dans T.B. Kidoushin 80b.
    Cependant, cf. T.B. Shabat 33b; Eyn Yaakov sur Shabat, lettre 26.
    Le Ritva sur Nida 45b va par contre dans une autre direction, basée sur le fait de l’équilibre entre « bina yetera » et « daatan kala ». Lorsque j’étais Pessah’ dernier au USA, j’ai vu un livre (de
    lamdanout) d’un des disciples du Grid Soloveitchik, dans lequel il y avait un article qui prônait la même thèse, plus ou moins, basée sur des précisions dans certains textes midrashiques, tels Avot
    deRabbi Nathan et pirkei deRabbi Eliezer.

    Dans la kabala, cette notion a un tout autre sens bien loin de son sens simple, cf. Commentaire du Raavad sur Sefer HaYetzira 5,2 ; Etz H’ayim shaar 48, chap. 2 ; Shaar HaKavanot, Droushei Haamida,
    2 et 3 ; Shaar HaPesoukim, H’oukat ; Shaar Maamarei Rashbi Shelah’ et Pekoudei ; Pith’ei Shearim (excellent ouvrage du Rav Itzh’ak Eisik H’ever), Netiv M »D ouM »N, Petah’ 23 ; Sefer HaBrit, II,
    maamar 12, dereh’ hakodesh ; tout comme dans de nombreux livres de h’assidout et la liste est trop longue.

  11. Bonjour,

    S.E, je n’ai malheureusement pas le temps actuellement de revoir toutes les références que vous citez, pourriez-vous m’expliquer synthétiquement l’idée de « l’équilibre entre bina yétéra et daatan
    kala »

    Pour l’internaute qui voulez des références, je vous renvoie au Rachi sur Avoda Zara 18 b, s. v. « véika déamréi » à propos de Brouria et du daatan kala. Une certaine littérature universitaire s’est
    développée sur ce Rachi le soupçonnant d’être un ajout tardif, certaines références sont données dans le livre de Tamar Ross cité par Gabriel, p.259, note 3. Je vous les reproduis sans pour autant
    certifier de leur qualité ou de leur objectivité puisque je ne les ai pas lus :
    Brenda Bacon, Kolech, 38 (3 Marchevan 2011); Nashim : Journal of Jewish Women’s studies and gender issues 5 (fall 5763/2002), pp.231-240.

    A part ça il y a bien sûr le Mishné Torah qui emploie ce concept assez facilement à propos de l’étude des femmes, mais vous l’avez sûrement déjà vu, puisque j’en avais longuement parlé avec Shmouel
    et Gabriel sur le forum du blog.

    ‘Hag Saméa’h

  12. Au Rav Yona Ghertmann – le Talmud (Nida 45b) pour expliquer l’avis de Rabbi, ramène une drasha explicitant que les femmes ont une « bina yeteira », c’est-à-dire une compréhension « meilleure » que
    celle des hommes.
    Le Ritva dans son commentaire (ad loc.) écrit :
    “פי’ שממהרת להבין דאי לא (הא) אמרינן נשים דעתן קלה“
    La correction entre parenthèse est proposée par le rav David Metzger qui a écrit les notes sur le Ritva dans l’éd. du Mossad HaRav Kook.

    En tout cas, il semblerait que le Ritva comprenne que la femme comprend plus rapidement, mais pas forcément mieux, puisque « daatan kala », elles ont une « compréhension » simple (de la réalité).
    Dans les notes du MHK (préc. citées), il est proposé que sa source soit dans le Midrash Aggada (Bereshit 2, 22) sur le mot « vayiven » – affirmant que D’ a donné une « bina » supplémentaire à la femme,
    plutôt qu’à l’homme, car quand l’homme grandit il peut sortir et apprendre la « bina » des autres hommes, et par conséquent « lorsque l’homme est grand il comprend (mèvine) mieux que la femme ».

    Cependant, je ne suis pas certain que ce soit l’intention des propos du Ritva et on peut les comprendre d’une autre manière.
    C’est aussi cette idée que l’article que j’ai lu aux US voulait dire: il y a plusieurs midrashim (dans Vayikra Raba, Pirkei deRabbi Eliezer chap. 3, etc.) qui parlent du fait que la compréhension,
    l’intelligence liée à la possibilité de percevoir le monde se divise en trois – h’oh’ma, bina et da’at (cf. encore Tanya, Likoutei Amarim, chap. 3 et « Moreh Nevouh’ei HaZman » de Rav Nah’man
    Krochmal (il a été réédité récemment) à la fin du troisième portique, même s’il use de termes en allemand, ceux-ci sont identiques).
    Etant donné que ces trois là, comme cela apparaît abondamment dans la littérature kabbalistique, doivent être en symbiose, en équilibre – h’oh’ma (koah’ ma) permet la définition, bina (leh’avin
    davar mitoh’ davar) permet la déduction et da’at permet de se lier (comme « vayeda adam èt h’ava ishto », ou encore « vayeda elokim », etc.), savoir dans ce sens est s’identifier avec la réalité. Cette
    identification (yih’oud maskil mouskal, comme défini dans le Guide I, 69 – hayeda, hayodea ve’hamada) ne peut que se faire dans la mesure où il y a un certain « équilibre » entre la h’oh’ma et la
    bina. Si elles sont de même valeur, pourrait-on dire, malgré leur nature différente. Dès que la bina est plus grand, disproportionnée, la da’at en prend un coup et elle doit s’amoindrir,
    automatiquement.
    Le disciple du Rav Soloveitchik, dont je ne me rappelle plus le nom, voulait prouver que cette condition n’était pas innée, mais conséquence de la faute de l’arbre, il amenait pour preuve une
    mishna dans Avot deRabbi Nathan et encore d’autres midrashim.
    Quoiqu’il en soit, s’il en est ainsi, le Ritva peut vouloir dire que leur compréhension est rapide, car surdimensionnée par rapport à la da’at. Ceci ne serait donc qu’un constat de la réalité, la
    théorie de la perception marche différemment chez l’homme et chez la femme. Les hommes sont désavantagés au niveau de la bina, mais y gagne en da’at, alors que chez les femmes ce serait le
    contraire…
    Je ne sais pas si c’est le sens littéral, mais en tout cas cela me paraît être une direction intéressante.

  13. Bonsoir,

    Pour revenir sur la notion de « nashim daatan kalot », je voudrais me pencher sur la référence à Shabbath 33b donnée par S.E. , qui me semble donner un éclairage assez différent de Avoda zara 18b et
    des commentaires ultérieurs (de Rashi notamment) qui y « voient » une « limitation » des femmes à étudier la Torah.
    En fait, les deux épisodes traitent d’un trait de caractère plus général attribué aux femmes qui seraient plus susceptibles que les hommes d’être influencées par leur propension plus grande (plus
    naturelle ?) au ‘hessed. Dans shabbath 33b, Rabbi Shimon bar Yo’hai ne fait aucunement référence à une « légèreté » qu’auraient les femmes – son épouse ici – en rapport avec l’étude de la Torah, mais
    bien à une tendance à voir leur jugement influencé par des considérations de « miséricorde » dans des conditions extrêmes.
    Le point commun avec avoda zara 18b sont justement les conditions extrêmes… difficile dans ce cas d’y voir un sous-entendu que les femmes seraient moins « aptes » que les hommes à étudier la Torah
    dans l’absolu…

    Autre point intéressant qui nous éloigne du sujet mais trouve un écho avec d’autres réflexions de ce blog : dans la suite du récit de Shabbath 33b, lorsqu’on voit Rabbi Shimon bar Yo’hai sortir
    avec son fils de la grotte où ils avaient trouvé refuge durant 12 ans et revenir à la « civilisation ».
    La formule « leha’hariv olami yetsatem? ‘hizrou lime’aratekhel! » et plus loin la réponse sage de R. Shimon Bar Yo’hai à son fils : « beni, daï la’olam ani veata » me semble d’une actualité criante
    face à ceux qui voudraient imposer au plus grand nombre leur dévotion et leur zèle « excessif » en matière de tsniout ou de séparation de sexes entre autres… A creuser ?

    Kol touv,

  14. La source du Rashi cité est dans T.B. Kidoushin 80b.
    Cependant, cf. T.B. Shabat 33b; Eyn Yaakov sur Shabat, lettre 26.
    Le Ritva sur Nida 45b va par contre dans une autre direction, basée sur le fait de l’équilibre entre « bina yetera » et « daatan kala ». Lorsque j’étais Pessah’ dernier au USA, j’ai vu un livre (de
    lamdanout) d’un des disciples du Grid Soloveitchik, dans lequel il y avait un article qui prônait la même thèse, plus ou moins, basée sur des précisions dans certains textes midrashiques, tels Avot
    deRabbi Nathan et pirkei deRabbi Eliezer.

    Dans la kabala, cette notion a un tout autre sens bien loin de son sens simple, cf. Commentaire du Raavad sur Sefer HaYetzira 5,2 ; Etz H’ayim shaar 48, chap. 2 ; Shaar HaKavanot, Droushei Haamida,
    2 et 3 ; Shaar HaPesoukim, H’oukat ; Shaar Maamarei Rashbi Shelah’ et Pekoudei ; Pith’ei Shearim (excellent ouvrage du Rav Itzh’ak Eisik H’ever), Netiv M »D ouM »N, Petah’ 23 ; Sefer HaBrit, II,
    maamar 12, dereh’ hakodesh ; tout comme dans de nombreux livres de h’assidout et la liste est trop longue.

  15. Bonjour,

    S.E, je n’ai malheureusement pas le temps actuellement de revoir toutes les références que vous citez, pourriez-vous m’expliquer synthétiquement l’idée de « l’équilibre entre bina yétéra et daatan
    kala »

    Pour l’internaute qui voulez des références, je vous renvoie au Rachi sur Avoda Zara 18 b, s. v. « véika déamréi » à propos de Brouria et du daatan kala. Une certaine littérature universitaire s’est
    développée sur ce Rachi le soupçonnant d’être un ajout tardif, certaines références sont données dans le livre de Tamar Ross cité par Gabriel, p.259, note 3. Je vous les reproduis sans pour autant
    certifier de leur qualité ou de leur objectivité puisque je ne les ai pas lus :
    Brenda Bacon, Kolech, 38 (3 Marchevan 2011); Nashim : Journal of Jewish Women’s studies and gender issues 5 (fall 5763/2002), pp.231-240.

    A part ça il y a bien sûr le Mishné Torah qui emploie ce concept assez facilement à propos de l’étude des femmes, mais vous l’avez sûrement déjà vu, puisque j’en avais longuement parlé avec Shmouel
    et Gabriel sur le forum du blog.

    ‘Hag Saméa’h

  16. Au Rav Yona Ghertmann – le Talmud (Nida 45b) pour expliquer l’avis de Rabbi, ramène une drasha explicitant que les femmes ont une « bina yeteira », c’est-à-dire une compréhension « meilleure » que
    celle des hommes.
    Le Ritva dans son commentaire (ad loc.) écrit :
    “פי’ שממהרת להבין דאי לא (הא) אמרינן נשים דעתן קלה“
    La correction entre parenthèse est proposée par le rav David Metzger qui a écrit les notes sur le Ritva dans l’éd. du Mossad HaRav Kook.

    En tout cas, il semblerait que le Ritva comprenne que la femme comprend plus rapidement, mais pas forcément mieux, puisque « daatan kala », elles ont une « compréhension » simple (de la réalité).
    Dans les notes du MHK (préc. citées), il est proposé que sa source soit dans le Midrash Aggada (Bereshit 2, 22) sur le mot « vayiven » – affirmant que D’ a donné une « bina » supplémentaire à la femme,
    plutôt qu’à l’homme, car quand l’homme grandit il peut sortir et apprendre la « bina » des autres hommes, et par conséquent « lorsque l’homme est grand il comprend (mèvine) mieux que la femme ».

    Cependant, je ne suis pas certain que ce soit l’intention des propos du Ritva et on peut les comprendre d’une autre manière.
    C’est aussi cette idée que l’article que j’ai lu aux US voulait dire: il y a plusieurs midrashim (dans Vayikra Raba, Pirkei deRabbi Eliezer chap. 3, etc.) qui parlent du fait que la compréhension,
    l’intelligence liée à la possibilité de percevoir le monde se divise en trois – h’oh’ma, bina et da’at (cf. encore Tanya, Likoutei Amarim, chap. 3 et « Moreh Nevouh’ei HaZman » de Rav Nah’man
    Krochmal (il a été réédité récemment) à la fin du troisième portique, même s’il use de termes en allemand, ceux-ci sont identiques).
    Etant donné que ces trois là, comme cela apparaît abondamment dans la littérature kabbalistique, doivent être en symbiose, en équilibre – h’oh’ma (koah’ ma) permet la définition, bina (leh’avin
    davar mitoh’ davar) permet la déduction et da’at permet de se lier (comme « vayeda adam èt h’ava ishto », ou encore « vayeda elokim », etc.), savoir dans ce sens est s’identifier avec la réalité. Cette
    identification (yih’oud maskil mouskal, comme défini dans le Guide I, 69 – hayeda, hayodea ve’hamada) ne peut que se faire dans la mesure où il y a un certain « équilibre » entre la h’oh’ma et la
    bina. Si elles sont de même valeur, pourrait-on dire, malgré leur nature différente. Dès que la bina est plus grand, disproportionnée, la da’at en prend un coup et elle doit s’amoindrir,
    automatiquement.
    Le disciple du Rav Soloveitchik, dont je ne me rappelle plus le nom, voulait prouver que cette condition n’était pas innée, mais conséquence de la faute de l’arbre, il amenait pour preuve une
    mishna dans Avot deRabbi Nathan et encore d’autres midrashim.
    Quoiqu’il en soit, s’il en est ainsi, le Ritva peut vouloir dire que leur compréhension est rapide, car surdimensionnée par rapport à la da’at. Ceci ne serait donc qu’un constat de la réalité, la
    théorie de la perception marche différemment chez l’homme et chez la femme. Les hommes sont désavantagés au niveau de la bina, mais y gagne en da’at, alors que chez les femmes ce serait le
    contraire…
    Je ne sais pas si c’est le sens littéral, mais en tout cas cela me paraît être une direction intéressante.

  17. Bonsoir,

    Pour revenir sur la notion de « nashim daatan kalot », je voudrais me pencher sur la référence à Shabbath 33b donnée par S.E. , qui me semble donner un éclairage assez différent de Avoda zara 18b et
    des commentaires ultérieurs (de Rashi notamment) qui y « voient » une « limitation » des femmes à étudier la Torah.
    En fait, les deux épisodes traitent d’un trait de caractère plus général attribué aux femmes qui seraient plus susceptibles que les hommes d’être influencées par leur propension plus grande (plus
    naturelle ?) au ‘hessed. Dans shabbath 33b, Rabbi Shimon bar Yo’hai ne fait aucunement référence à une « légèreté » qu’auraient les femmes – son épouse ici – en rapport avec l’étude de la Torah, mais
    bien à une tendance à voir leur jugement influencé par des considérations de « miséricorde » dans des conditions extrêmes.
    Le point commun avec avoda zara 18b sont justement les conditions extrêmes… difficile dans ce cas d’y voir un sous-entendu que les femmes seraient moins « aptes » que les hommes à étudier la Torah
    dans l’absolu…

    Autre point intéressant qui nous éloigne du sujet mais trouve un écho avec d’autres réflexions de ce blog : dans la suite du récit de Shabbath 33b, lorsqu’on voit Rabbi Shimon bar Yo’hai sortir
    avec son fils de la grotte où ils avaient trouvé refuge durant 12 ans et revenir à la « civilisation ».
    La formule « leha’hariv olami yetsatem? ‘hizrou lime’aratekhel! » et plus loin la réponse sage de R. Shimon Bar Yo’hai à son fils : « beni, daï la’olam ani veata » me semble d’une actualité criante
    face à ceux qui voudraient imposer au plus grand nombre leur dévotion et leur zèle « excessif » en matière de tsniout ou de séparation de sexes entre autres… A creuser ?

    Kol touv,

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