Introduction

Je n’ai pas l’habitude d’écrire des articles publics traitant de ma vie privée et c’est pour cela que dans cet article, l’accent sera mis sur le contenu et non sur les personnes. Cependant, l’un des adages du est « le personnel est politique ». Autrement dit, même un évènement se produisant dans la sphère privée a une influence à l’échelle collective. A fortiori quand il s’agit d’un , évènement « politique » par excellence. C’est donc d’un commun accord avec Chen (lisez ‘Hen, חן), ma chère moitié, que nous avons décidé de rendre public et d’expliquer les changements que nous avons fait lors de la cérémonie de notre . Ce billet se veut être une invitation à une réflexion renouvelée sur le sens du juif et sur les possibilités halakhiques et/ou symboliques pour un plus égalitaire qui respecte cependant l’esprit et la lettre du juif.

Mais tout d’abord, pourquoi changer ?

Après tout, le principe talmudique fixe que « Tout celui qui change est en position inférieure »[1], il est donc de notre devoir d’expliquer les raisons du changement. Ces raisons se séparent en deux catégories :

  1. Changer pour éviter des effets secondaires indésirables. L’exemple le plus marquant, sur lequel je reviendrai plus loin, est celui des agounot. Avec l’émancipation et la perte de l’autorité rabbinique sur les communautés, les moyens traditionnels ne suffisent plus à stopper l’effrayante inflation de femmes se voyant refuser le guet. Des changements prémaritaux pourraient nous permettre d’éviter des problèmes post-mariage.
  2. Changer pour adapter la cérémonie aux mœurs contemporaines. Ces changements sont moins importants que les précédents, mais malgré tout je pense qu’ils ne sont pas à négliger. Si la Torah ne change pas selon les époques et les désirs individuels, elle peut toutefois garder sa vitalité et son intérêt de génération en génération grâce à sa tradition dynamique qui permet un renouveau permanent. Ainsi, la majorité des coutumes se sont instaurées au cours des siècles et témoignent des besoins des époques différentes.

Voilà les principales motivations qui nous ont poussés à vouloir une cérémonie religieuse mais aussi significative et morale. Je rajoute encore une raison personnelle : ces dernières années, via le blog, j’ai été plusieurs fois contacté par des femmes ou hommes s’étant retrouvés pris au piège par leur mariage. Le summum fut bien sur l’année dernière, lors du fameux scandale du guet à Paris. Après avoir entendu de vive voix, le témoignage de la femme en question, je m’étais juré que mon mariage éviterait d’avance tout problème de ce genre ou ne serait pas.

La cérémonie et ses innovations possibles

Avant le mariage

Trouver le bon rabbin. Ce n’est pas toujours chose facile car tout rabbin n’accepte pas forcément tout changement, même si ce dernier est autorisé. Inversement, un rabbin acceptant tous les changements n’est pas forcément le rabbin que vous souhaitez à votre mariage. Dans notre cas, nous voulions un rabbin orthodoxe, acceptant les changements que nous proposions et si possible . Nous avons eu la chance de connaître la personne idéale pour nous.

Signer un accord prénuptial

L’accord prénuptial est un contrat civil (et non religieux) qui impose des sanctions monétaires à l’un des époux si, en cas de demande de divorce, l’une des parties refuse de donner ou de recevoir le guet. Les accords prénuptiaux varient d’un pays à l’autre, selon la juridiction civile qui y est en place. Il faut signaler que les premiers accords prénuptiaux ont été mis en place par le Rav Shalom Messas au Maroc dans les années 1950. Des accords prénuptiaux sont aujourd’hui reconnus par le Grand Rabbinat d’Israël ainsi que par les principales organisations rabbiniques orthodoxes américaines (RCA, OU ou encore IRF).

Malgré tout, le conservatisme étant parfois plus fort que le bon sens, certains rabbins refusent encore le principe d’accords prénuptiaux. Le rabbinat français, par exemple, n’en fait jamais mention. Il est donc important de savoir que l’accord prénuptial (appelé contrat de mariage en droit civil français) étant un contrat civil, il peut être signé avant le mariage devant notaire. Autrement dit, si le rabbin ne se soucie pas vraiment du problème des femmes agounot, inutile de l’en informer.

Pourquoi le signer ? Tout simplement car si tout le monde le faisait, les cas de femmes en attente de guet seraient bien inférieurs.

Pour plus d’informations sur les accords pré-nuptiaux juifs, voir http://www.theprenup.org/.

La Houppa

La Ketouba : C’est le contrat instauré par les sages et par lequel le mari s’engage à pourvoir aux besoins de son épouse et à payer une somme importante en cas de divorce. Certains rajoutent un engagement de la part de la femme également, nous avons préféré l’écrire dans les règles de la tradition marocaine.

Les témoins : Les témoins sont ceux qui rendent le mariage valide. Ils doivent donc répondre impérativement aux règles fixés par la . Par contre, rien n’oblige à ce que les témoins soient choisis uniquement par le mari. Dans notre cas, nous avons choisi chacun un témoin, le mien fut mon ami et co-auteur de ce blog, Emmanuel Bloch, qui me fit l’honneur de répondre positivement à cette invitation (et de venir avec toute sa famille des États-Unis jusqu’en Israël !).

Les témoins féminins : La tradition orthodoxe n’autorise que les témoins hommes. Mon épouse et moi-même souhaitions malgré tout avoir des témoins femmes. Nous avons donc décidé d’écrire tout simplement deux Ketoubot, l’une signée par des femmes et l’autre par des hommes. D’un point de vue orthodoxe, seule la ketouba masculine possède une validité halakhique et la seconde ketouba ne rajoute ou n’enlève rien. Certains trouveront donc cette double ketouba inutile, ce à quoi je répondrai que la symbolique n’est pas à négliger et qu’elle peut, elle aussi, apporter un changement bénéfique. Quoi qu’il en soit, à nos yeux, nos ami(e)s étaient tous et toutes nos témoins.

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Noémie Benchimol signe notre Ketouba. (Crédit photo: Hila Shiloni)

Le « tnay bekidoushin » : C’était, à mes yeux, le changement le plus important. Le tnay est tout simplement une condition rajoutée au mariage. Le mariage se fait « à condition » de respecter les clauses mentionnées et ce mariage peut être annulé si les clauses ne sont pas respectées.

Le tnay est clairement un élément polémique au sein de l’. Pour résumer dans les grandes lignes, la quasi-totalité des décisionnaires ashkénazes s’y sont opposés alors qu’une grande partie des décisionnaires séfarades l’ont soutenu (c’est au début du 20e siècle que le débat sur le tnay prend de l’ampleur). Mais le tnay est la seule solution respectant à la fois la halakha et la morale basique. Avec un tnay, il est impossible de laisser une femme agouna. C’était un point essentiel pour nous deux.

Sous conseil rabbinique, nous avons choisi le tnay nous paraissant le plus efficace. Ce tnay a été rédigé par le Rav Noam Zohar et prévoit l’annulation du mariage en cas d’abandon, de disparation, de folie, etc.

Le tnay est disponible en ligne ici (p. 28).

 

Notre tnay en ligne. 

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Emmanuel Bloch signe le « tnay » avant de signer la Ketouba. (crédit photo: Hila Shiloni)

 

La remise des bagues. La bague que l’homme donne à sa femme signe l’acte de kinyan qui rend la femme interdite à tout homme autre que son époux. Le tnay précité permet d’éviter que cet acte à sens unique ne se retourne tragiquement contre la femme.

Cependant, ma femme souhaitait elle aussi me remettre une bague pour signifier la réciprocité de notre union. Cette bague n’ayant pas valeur de kinyan, on peut donc la remettre en l’accompagnant d’une phrase symbolique ou d’un verset. Les grands classiques sont généralement les versets tirés du Cantique des Cantiques :

  • אני לדודי ודודי לי, « Je suis à mon amant et mon amant est mien » (CdC 6 :3)
  • שמני כחותם על ליבך, כחותם על זרועך, «Mets moi comme un sceau sur ton cœur, comme une marque sur ton bras » (CdC 8 :6)

Dans notre cas, nous avons choisi les vers d’un poème du Yaavetz (R. Yaakov Abensour, Fès, 18e siècle) :

בּוֹא יָבוֹא נָא יְדִיד נַפְשִׁי    יָנוּחַ יִשְׁקוֹט בִּמְעוֹנִי

 עוֹד יִלָּוֶה אֵלַי אִישִׁי        חוֹתָם עַל לֵב יְשִׂימֵנִי

שְׂמֹאלוֹ תַחַת לְרֹאשִׁי      וִימִינוֹ תְּחַבְּקֵנִי

Qu’il vienne l’amant de mon âme,  Se reposer dans ma demeure

Mon époux m’accompagnera         Me placera comme un sceau sur son cœur

Sa gauche contre ma tête               Et sa droite m’étreignant.

  • Shééhiyanou. Après la remise des bagues, il est d’usage que le marié s’enveloppe d’un nouveau Talit et récite la bénédiction de shé-éhiyanou. Cette bénédiction doit être récitée pour tout évènement heureux comme l’acquisition d’un nouvel habit ou la vue d’une personne chère après une absence de plus de un mois.[2] Par conséquent, la mariée est forcément obligée de la réciter à un moment ou un autre, pour ses habits neufs et ses proches venus la réjouir. Rien n’empêche les deux mariés de réciter la bénédiction tour à tour ou ensemble sous la Houppa (nous avons opté pour cette deuxième option).
  • La lecture de la Ketouba, qui décrit les engagements de l’époux envers sa femme, n’est pas obligatoire. La coutume séfarade est de la lire dans son intégralité alors que beaucoup d’ashkénazes sautent certains passages et la traduisent parfois en hébreu moderne (au lieu de l’araméen). Quoi qu’il en soit, une femme peut la lire sans souci. Certains couples signant un accord prénuptial profitent de ce moment-là pour mentionner l’accord et encourager ainsi l’assistance à ne pas se marier sans accord. Nous avons préféré laisser l’honneur à mon cher grand-père.

Les sheva brachot. Les shiva brachot sont les sept bénédictions récitées à la fin de la Houppa, puis durant les sept jours qui suivent le mariage. Les opinions rabbiniques sont partagées en ce qui concerne la possibilité pour une femme de réciter une de ces bénédictions.

L’avis majoritaire aujourd’hui est qu’il est difficile d’autoriser la récitation des 6 premières bénédictions lors de la Houppa mais qu’il est plus facile d’autoriser la récitation de la dernière bénédiction. En ce qui concerne les bénédictions durant la semaine qui suit le mariage, je ne vois aucun argument sérieux l’interdisant, si ce n’est les rabbins y voyant un manque de « pudeur » (qui me semble ne pas être un argument ayant du poids pour des gens ne voyant pas un manque de pudeur à manger à une table mixte).

Cependant, le fait étant peu habituel en nous avons eu l’idée de rajouter six prières personnelles, inspirées des sources juives, qui ont été récitées par nos mères et grand-mères.

Voir plus bas pour le détail des prières rajoutées.

  • Le verre pour Jérusalem. La coutume est de briser un verre à la fin de la Houppa, en rajoutant le verset « Si je t’oublie Jérusalem, que ma droite m’oublie. Que ma langue se colle à mon palais si je ne te mentionne pas, si je ne t’élève pas au-dessus de toutes mes joies ».

Cette coutume vient rappeler la destruction du Temple et l’impossibilité d’une joie parfaite en l’absence d’une Jérusalem céleste et terrestre reconstruite.

Notons premièrement que, comme il s’agit d’une coutume, les changements sont facilement autorisés. Le verre peut être cassé par les deux ou l’un des deux mariés (je déconseille toutefois de tenter de casser un verre avec des talons hauts…). De même, le verset peut être récité par le couple ou par l’un des deux mariés. Une variante qui commence à apparaitre consiste à séparer les rôles : la mariée récite le verset et le marié casse le verre.

Personnellement, j’étais dérangé par le manque de reconnaissance qu’exprime cette cérémonie pour la Jérusalem déjà reconstruite physiquement. Cependant, je voulais également exprimer le manque spirituel de la Jérusalem d’en bas. Nous avons donc eu l’idée de rajouter quelques versets tirés des prophéties de Yeshayahou, Le premier, comme remerciement pour le retour des exilés qui se déroule sous nos yeux et le second comme marque d’espoir en une totale reconstruction physique et spirituelle de Jérusalem. Nous les avons repartis entre nous ainsi :

La mariée : « Lève les yeux alentour et regarde : tous, ils se rassemblent et viennent vers toi. Par ma vie – oracle du Seigneur –, tous, ils seront comme une parure que tu revêtiras, autour de toi, comme la ceinture d’une jeune mariée » (Is. 49 :18).

Le marié : « Je rendrai tes juges tels que jadis, tes conseillers comme autrefois. Alors on t’appellera « Ville de justice », « Cité fidèle ».   (Is. 1 :26)

 « Si je t’oublie Jérusalem, que ma droite m’oublie. Que ma langue se colle à mon palais si je ne te mentionne pas, si je ne t’élève pas au-dessus de toutes mes joies »

 

 

Annexe : six prières féminines (rédigées par G. Abensour)

 

Première bénédiction

Cette première bénédiction se fonde sur un vers de R. Shlomo Ibn Gabriol (Espagne, 11e siècle) et remercie Dieu pour l’ensemble de la création.

הַשָּׁמַיִם מְסַפְּרִים כְּבוֹדוֹ, וְגַם הָאָרֶץ מָלְאָה חַסְדּוֹ, רְאוּ כִּי כָל אֵלֶּה עָשְׂתָה יָדוֹ, כִּי הוּא הַצּוּר תָמִים פָּעֳלוֹ (ר’ שלמה אבן גבירול). ברוך שחלק מכבודו לבשר ודם.

Les cieux comptent sa gloire, la terre est emplie de sa bonté. Voyez, tout cela il l’a fait, car il est le rocher et son action est parfaite (Ibn Gabriol). Béni soit celui qui a partagé sa gloire avec l’humain.

Deuxième bénédiction

Cette prière se fonde sur un poème de R. David Bouzaglo (20e siècle), appelant l’humain à œuvrer pour la paix.

נֵזֶר הַיְּצִירָה אֱנוֹשׁ נוֹצָר כְּמֶלֶךְ רַק לִבְנוֹת צִיָּה לִנְטֹעַ יְשִׁימוֹן, זֹאת עֲשׂוּ אֵפוֹא, קִרְאוּ לָכֶם שָׁלוֹם (ר’ דוד בוזגלו). ברוך אתה אדון השלום.

Couronne de la création, l’humain, créé tel un roi pour construire, faire fleurir la désolation. C’est donc pour cela qu’il faut réclamer la Paix. (R. David Bouzaglo). Béni soit le Seigneur de la Paix.

Troisième bénédiction

La troisième bénédiction se fonde sur une prière écrit par le Noam Elimele’h, l’un des grands maîtres de la Hassidout :

יהי רצון מלפניך שֶׁנִּרְאֶה כָּל אֶחָד מַעֲלַת חֲבֵרֵינוּ וְלא חֶסְרונָם, וְשֶׁנְּדַבֵּר כָּל אֶחָד אֶת חֲבֵרו בַּדֶּרֶךְ הַיָּשָׁר וְהָרָצוּי לְפָנֶיךָ, וּתְחַזֵּק הִתְקַשְּׁרוּתֵנוּ בְּאַהֲבָה אֵלֶיךָ, כַּאֲשֶׁר גָּלוּי וְיָדוּעַ לְפָנֶיךָ. שֶׁיְּהֵא הַכּל נַחַת רוּחַ אֵלֶיךָ. (תפילת רבי אלימלך מליז’נסק).

Qu’il soit ta volonté que nous puissions voir chacun les qualités de nos proches et non leurs manques. Que nous puissions parler de notre prochain d’une façon qui t’est droite, et puisse tu renforcer nos liens d’amour avec toi, comme tout est dévoilé de devant toi. Et que tout soit un apaisement envers toi.

Quatrième bénédiction

La quatrième prière se fonde sur la prophétie de Zacharie et sur un vers de R. Yaakov Abensour. Elle remercie Dieu pour le retour des exilés sur la terre d’Israël.

ברוך אתה האל הנאמן המקיים הבטחתו, ככתוב: עֹד יֵשְׁבוּ זְקֵנִים וּזְקֵנוֹת בִּרְחֹבוֹת יְרוּשָׁלָ‍ִם וְאִישׁ מִשְׁעַנְתּוֹ בְּיָדוֹ מֵרֹב יָמִים וּרְחֹבוֹת הָעִיר יִמָּלְאוּ יְלָדִים וִילָדוֹת מְשַׂחֲקִים בִּרְחֹבֹתֶיהָ (זכריה ח:ה). ישמח הר ציון בקיבוץ המוניו, ירונו יחדיו ברבי ששוניו. ברוך מנחם ציון ובונה ירושלים.

Béni sois tu Dieu de confiance, qui réalise sa promesse. Comme il est dit: « Il y aura de nouveau des vieillards et des femmes âgées assis sur les places de Jérusalem, chacun son bâton à la main, à cause du grand nombre de leurs jours. Les places de la ville seront remplies de jeunes garçons et de jeunes filles jouant sur ses places. » (Zacharie 8:5). Le Mont Sion se réjouira de la venue de ses foules, ils jubileront ensemble de nombreuses joies. Beni soit le consolateur de Sion et le constructeur de Jérusalem.

Cinquième bénédiction

La cinquième bénédiction se base sur vers de R. Yéhouda Halévy qui vante le miracle de l’amour.

הוֹמֶה לִבִּי עֵת אֶזְכְּרָה אַהְבָה מִקֶדֶם נוֹצְרָה, לָשׁוֹן לֹא תוּכַל סַפְּרָהּ, כִּיקֹד גֶּחָלִים בּוֹעֲרָה (ריה »ל). ברוך משמח  חתן וכלה.

Mon cœur bat lorsque je me souviens de l’amour, créé au commencement. La langue ne peut le conter car il brûle comme la braise (R. Yehouda Halevy). Béni soit celui qui réjouit le marié et la mariée.

Sixième bénédiction

La sixième bénédiction fut rédigée par Rav Amram Gaon (8e siècle) pour être récitée à la fin des traditionnelles « sheva brachot ». Elle élargit la joie des mariés à la sphère collective.

כהיום הזה בירושלים – ירבו שמחות בישראל, וינוסו אנחות מישראל, ירבו בשורות טובות בישראל, ירבו ישועות בישראל, ירבו נחמות בישראל. תרבה אהבה בישראל, תרבה ברכה בישראל, תרבה גילה בישראל, תרבה דיצה בישראל, ירבה הוד בישראל, ירבה ועד בישראל, ירבו זכות בישראל, ירבה חתן בישראל, ירבו ימים טובים בישראל, תרבה כלה בישראל. יצליחו חתן וכלה, ישמחו שניהם זה עם זה ויעלצו שניהם זה עם זה, ישמח חתן בכלה וכלה תשמח בחתן. ברוך אתה משמח חתן בכלה וכלה בחתן. (ברכה שמינית, מסידורו של רב עמרם גאון)

Comme en ce jour, à Jérusalem, que se multiplient les joies en Israël et les soulagements en Israël; que se multiplient les bonnes nouvelles en Israel, que se multiplient les délivrances en Israël; que se multiplient les consolations en Israël. que se multiplie l’amour en Israël; que se multiplie la bénédiction en Israël, que se multiplie la joie en Israël, que se multiplie l’allégresse en Israël. Que se multiplie la splendeur en Israël ; que se multiplie la réunion en Israël; que se multiplie le merite en Israël, que se multiplient les mariés en Israël, que se multiplient les jours de joie en Israël, que se multiplient les mariées en Israël. Qu’ils réussissent le marié et la mariée, qu’ils se réjouissent l’un avec l’autre, que le marié se réjouisse de son épouse et la mariée de son époux. Béni sois tu, qui réjouit le marié de son épouse et la mariée de son époux.

[1] Mishna Baba Metsia, 6 :2.

[2] Shoulkhan Aroukh O.H. 225 :10.

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