Qu’est ce que l’orthodoxie moderne ?

L’ moderne est une vision du judaïsme cherchant à allier les valeurs de l’ juive avec certaines valeurs du monde contemporain. Pour le juif orthodoxe moderne, la halakha (loi juive) ne s’oppose pas à une parfaite intégration du juif dans la société qui l’entoure. À ses yeux, bien des valeurs universelles puisent leurs sources aux racines même de la Torah.

Pour Rav J.D Soloveitchik (1903-1993), un des maîtres à penser de cette pensée, l’orthodoxie moderne cherche à résoudre une problématique simple, celle du croyant évoluant au sein du monde occidental : Comment insérer les valeurs éternelles du judaïsme dans la splendeur du monde moderne ? Comment maintenir un judaïsme rigoureux tout en sanctifiant le renouveau ?

    L’orthodoxie moderne s’estime héritière de la néo-orthodoxie allemande des Rabbins Hirsch et Hildesheimer (19e siècle), qui furent les premiers à prôner la mise en place d’un système religieux incluant valeurs juives et connaissances profanes, le fameux « Torah im Derekh Eretz ». Principalement présente aux États-Unis et en Israël, l’orthodoxie moderne présente un panel assez vaste d’idées et de pensées. Toutefois, trois points remportent de nos jours l’adhésion du courant tout entier :

  1. un respect de la halakha en accord avec la vision orthodoxe ;
  2. une attitude positive vis-à-vis de la culture profane ;
  3. une adhésion au sionisme.

Sans remporter l’approbation de tous, une bonne partie des personnes s’identifiant avec ce courant adhèrent également à deux autres points : 1) coopération et dialogue avec les juifs non-orthodoxes ; 2) amélioration du rôle et de la place de la femme juive au sein du monde religieux.

Tiraillée entre, à sa droite, l’ultra-orthodoxie, et à sa gauche l’aile la plus stricte du mouvement massorti (conservative), l’orthodoxie moderne est dynamique et redéfinit constamment certaines de ses idées, tout en préservant ses deux axiomes qui sont le respect de la halakha et une vision positive de la culture moderne. Ainsi, si dans les années soixante l’orthodoxie moderne fuyait les échanges inter-religieux, nombre de ses rabbins prônent aujourd’hui le dialogue et la compréhension entre les religions.

L’orthodoxie moderne continue à entretenir un rapport ambigu avec les autres courants du judaïsme. Tout en acceptant de dialoguer avec ces mouvements, elle s’obstine à les considérer comme illégitimes, ce qui n’empêche pas bon nombres de rabbins orthodoxes modernes d’entretenir des relations franchement amicales avec des rabbins non-orthodoxes.

En Israël, l’orthodoxie moderne s’identifie avec la frange la plus ouverte du sionisme-religieux. Mais à la différence de ce dernier, l’orthodoxie moderne rejette généralement l’approche messianique voyant dans l’État le « début de la délivrance ». Par conséquent, elle prônera bien souvent un pragmatisme politique plus modéré que les positions traditionnelles du monde sioniste-religieux.

Pionnière en ce qui concerne l’éducation religieuse des femmes, l’orthodoxie moderne fut le premier courant juif à œuvrer pour une parfaite égalité entre hommes et femmes au niveau de l’étude des textes juifs. Dans cette optique, de nombreuses institutions avancées d’études pour femmes virent le jour. Comme dans une yeshiva, le Talmud et la Halakha occupe une place essentielle de l’enseignement. Sous l’influence du féminisme occidental, des organisations féministes orthodoxes modernes ont vu le jour aux États-Unis (JOFA) et en Israël (Kolech). Les revendications se portent principalement sur la place de la femme à la synagogue, le problème des Agounot (femmes liées à des époux leur refusant le guet) et l’attribution de fonctions religieuses aux femmes érudites. Aujourd’hui, l’aile la plus libérale de l’orthodoxie moderne œuvre pour la création de synagogues orthodoxes égalitaires, où la séparation entre les sexes est respectée mais où les femmes peuvent prendre une part plus active au service – tout en restant dans le cadre de la Halakha.

Bien que peu connue en France, on a cependant l’impression que la frange la plus à droite de l’orthodoxie moderne commence doucement à y émerger. Si cette entreprise réussit, elle permettra peut-être à une partie des juifs locaux de redécouvrir certains grands personnages proches des idées de l’orthodoxie moderne – consciemment ou non – tels que les Grands Rabbins Sintzheim, Zadoc Kahn ou Kaplan, ainsi que les philosophes Levinas, Neher et Manitou (Léon Ashkénazi).

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60 thoughts on “Qu’est ce que l’orthodoxie moderne ?

  1. Bonjour,
    merci pour cette belle l’initiative. Est-ce qu’en France existent des rabbins et des communautés « modern-ortodox » ?

    quelles sont des principales différences entre ce courant et l’orthodoxie traditionnelle?

    merci d’avance,

    un chabbat de paix,

    Dan

  2. Cher webmaster,

    Plusieurs remarques à vous soumettre, faites en comme bon vous semble.

    1. ce qui défini modern-orthodox…
    La remarque de l’internaute est correct. Il n’est pas exact de définir un courant du judaïsme à travers des éléments qui ne forme pas ses fondements. On peut tout à fait imaginer un juif modern
    orthodoxe qui renie l’état d’Israël non pas en tant qu’état mais en tant qu’élément d’avancement spirituel. Ce n’est pas le moment de retracer l’histoire de la mise en place de l’état et les
    alternatives qui étaient alors envisageable… on trouve aussi des ultra-orthodoxes (ultra j’adore…comme homo (produit pour machine à laver bien sur) plus blanc que blanc) extremement investis dans
    les études « profanes » ou au moins, leur donnant leur juste valeur. Benny Lévi est un exemple admirable, mais de toutes les manières le monde ‘ultra’ ne manque pas de savants dans tout les
    domaines, barouh hachem. Ce qui peut être vrai c’est qu’un vrai orthodoxe (oups…) qualifiera les études scientifiques de ‘profanes’ et la Tora de ‘Kodech’. Alors qu’un autre, (pas vous, d’ailleurs)
    alignera sur le même plateau toutes études, scientifiques ou religieuses.

    Moi, par exemple, je pense répondre à toutes les conditions que vous avez prescrites et pourtant je ne vois pas l’intérêt de me dénoter du klall. !! En deux mots, il serait louable que vous
    redéfinissiez votre courant de façon plus cohérente pour informer le public que vous voulez toucher.

    Pour ma part, je doute fortement de l’intérêt de démarquage dans une communauté orthodoxe française si jeune et fragile. Au contraire, prenez part à la pleine orthodoxie française avec tous vos
    atouts et talent, vous ne pourrez que l’enrichir.

    2. égalité entre hommes et femme.
    Vous faites un pas vers le courant conservatif !! Car on vous demandera rapidement d’expliquer pourquoi les femmes doivent se couvrir les cheveux et pas les hommes. Pourquoi c’est l’homme qui «
    acquiert » sa femme et/ou la divorce. Et même si vous restez sur vos positions, vous en voudrez à la halakha de ne pas pouvoir se plier à la société !!
    De façon générale, l’homme est un noténe et la femme une mékabélét. L’anatomie correspond parfaitement à la structure psychologique. Il existe beaucoup d’exceptions qui doivent être considéré et
    pris en charge cas par cas. Mais bien que ces cas soient nombreux, ils ne représentent pas l’idéal féminin juif, (tout courant confondu). Faites une enquête et dites-nous le pourcentage de femmes
    rabbins divorcées ou célibataires à un age avancé !!

    3. massorti.com
    Y.D. est malheureusement apikoros (lire par exemple l’article ‘athée pure et dure’ ou de nombreuse correspondance avec un certain Ilan Taieb (recherchez avec google)) et par dessus le marché, il
    manque de cohérence dans son raisonnement, tous le monde le dit. C’est dommage que des gens ‘de chez nous’ perdent leur temps avec lui. La discussion est vide et avortée. C’est un sophiste, si vous
    n’etes pas logicien du language, vous perdez votre temps.

    4. idée de blog.
    Si vous cherchez de la ‘Avodat Hakodech’ sur le net, je vous propose de faire un blog sur la paracha, Un sujet déroutant et de l’éclairer avec votre vision personnelle (afin d’élargir la vision des
    autres) je pense que vous aurez plus de lecteurs (si vous tapez juste les premières semaines, on viendra vous relire chaque semaine). Mais bien entendu un challenge plus difficile (havra havra it
    lé)

    Juste un conseil en tant que simple internaute (à effacer dès reception). Si vous avez la possibilité d’agrandir un peu la police des textes ça serait plus agréable. Ainsi que la couleur qui n’est
    pas très chouette (c’est peut-être mon gout personnel, mais j’en doute…) le seder et l’homogénéité dans la pagination donne des repères aux lecteurs et facilite la comprehension surtout des longs
    billets. A bon entendeur ! si vous avez des questions n’hésitez pas.

    Béatslaha rabba.

    Dr gadget
    drgadget@hotmail.co.uk

  3. decidement, je suis vraiment à coté de la plaque, si vous ne faites pas de concession (heureusement) au niveau de la h’alaha, je ne vois pas ce que ça a de moderne, tout ce qui rentre dans le cadre
    stricte de la halah’a, c’est le judaïsme normal ou l’orthodoxie normal !! si vous pensez qu’a un moment dans le judaïsme le statut de la femme a été diminué par rapport a l’homme c’est une grosse
    erreur il me semble !!
    raphael

  4. Bonjour,

    Sauf votre respect je ne vois pas l’intérêt de la création d’un mouvement « modern » orthodoxe. C’est encore une des manières de divisiser encore plus le peuple juif. je n’aime pas d’ailleurs les
    termes « ultra » et autres, la seule vérité est pouvoir être un bné Torah. Je suis aussi choqué que vous ayez pu afficher le lien « massorti » dans votre blog comme si vous l’acceptiez. Ces
    mouvements sont à banir tout simplement car ils s’éloignent de notre tradition millénaire. « Tu ne dévieras ni à droite ni à gauche ». Et votre mouvement est à mon sens dangereux car il peut
    engendrer des déviances comme cette femme « rabbin ». Tout ce débat est stérile. Comme l’a dit si bien le premier commentateur de cet article, peut être il faudrait que vous exposiez sur quelque
    chose de plus solide et vrai. Le peuple juif existe encore non pas grâce à l’immersion dans le monde moderne mais par le respect de la Torah et des traditions. 

    Petite précision; je ne suis pas comme on dit ultra. Je travaille, j’essaie d’étudier à heure fixe, j’essaie de respecter la halakha telle qu’écrite dans le Choulhane Haroukh. Je ne prétends pas
    détenir la vérité mais à mon sens, votre mouvement ne va pas dans le sens de la Vérité. 

    Kol touv.

     

  5. Shalom,

    Pour rebondir sur le commentaire d’Avi : le mouvement modern orthodox n’est pas une création, c’est une réalité : de nombreux juifs orthodoxes ne se retrouvent pas entièrement dans les grands
    courants orthodoxes historiques (‘haredi de quelque obédience que ce soit).
    Plus que d’une nouvelle case socio-religieuse, il s’agit d’une posture d’esprit : garder son esprit ouvert, en mouvement, ne pas se couper du monde qui nous entoure, mais sans que cela
    implique de nier notre particularisme (au contraire). Il ne s’agit pas de mettre la Vérité au rabais, mais de refuser de l’enfermer dans un enclos fini et figé.

     

  6. Shalom Esther,

    Moi même je vis dans le monde qui nous entoure et il faut bien s’adapter au monde moderne! De tous temps les Juifs l’ont fait (pour cela l’étude de la Gemara permet de voir que les Sages ont
    toujours pris en considération le monde extérieur). Mais pourquoi s’identifier à un mouvement particulier? Il suffit de rester Juif, respecter la Torah et les mitsvot et s’attacher à de vrais
    Rabbanim garants de la Torah. Oui, il en existe, et ils ne sont pas « modern orthodox ». Mais je dirais plutôt, s’il fallait à tout prix leur donner un titre (typiquement français d’ailleurs), ils
    sont orthodoxes et modernes à la fois… Car ils savent être posek sur des sujets bien modernes… 

     

  7. Avi,

    C’est bien pourquoi je parlais plus d’une posture d’esprit que d’un mouvement en tant que tel.

    Quant aux vrais Rabbins garants de le Torah, encore faut-il s’entendre sur ce qu’on entend par « vrai » (à l’aune de quoi évalue-t-on la vérité ?) et par « garants de la Torah » (moi j’en suis restée
    au midrash rabah sur Shir Hashirim qui dit que nos garants, ce sont nos enfants…).

    Le propre du judaisme rabbinique en exil est de ne pas avoir d’autorité centrale qui centralise une pensée unique, mais de permettre la coexistence de référents multiples, tant que ceux-ci
    restent attachés au cadre de la Halakha. « Fais-toi un Rav… » nous enseigne Joshua Ben Perayah dans les pirkei avoth (6:1), la responsabilité de chaque individu est non pas d’accepter aveuglément
    l’enseignement d’une autorité, mais de choisir en son âme et conscience le Rav qui lui correspond le plus. Entre se « soumettre » hypocritement à une autorité en laquelle on ne croit pas (voire
    qu’on ne sait plus respecter) et décider de partir à la recherche d’un auutre Maître, d’autres référents, pour trouver celui qui sera pour nous porteur de sens, la seconde démarche est selon moi
    la seule qui ouvre la possibilité de s’engager dans la voie du Emeth.

  8. Shalom Esther,

    Nous sommes d’accord. Concernant l’autorité rabbinique, à chaque génération, il y a des gadol hador. Aujourd’hui le monde de la Torah en reconnaît 4, voire 5 (Rav Ovadia Yossef, Rav Steinmann,
    Rav Kaniewski,..,) et à ma connaissance ils ne sont pas « modern » orthodox. Si on recherche le Emet, il suffit de chercher quels sont les plus grands de la génération, et aujourd’hui les grands de
    la Torah sont tous haredim, et cela a toujours été le cas. C’est comme si on recherchait quel est le plus grand professeur dans telle spécialité, il n’est pas bien difficile de savoir qui c’est.
    Maintenant si on veut s’attacher à un Rav, qui ne va pas à l’encontre des avis des grands de la génération, c’est tout à fait légitime. Mais attention aux déviances liées à la « modernité », qui
    elles ne sont pas légitimes si elles vont à l’encontre des avis des grands de la génération. Sur ce point, la « modernité » n’est pas forcément une évolution positive, tout dépend du but recherché:
    si c’est pour mieux servir notre Créateur, oui, sinon non.

    Kol touv.

     

     

  9. Chalom Gabriel,

    Merci pour votre commentaire, mais ce que vous dites m’étonne un peu. Le concept de gadol hador a toujours existé, pour preuve, Moshé Rabbenou n’était-il pas le gadol hador de sa génération?
    Quand il est nécessaire de connaître une halakha, on va d’abord questionner son Rav qui lui même s’appuie sur des décisions d’un Rav plus grand que lui, et ainsi de suite. Si on suit votre
    raisonnement alors un libéral va se suffir de l’avis de son « rabbin » libéral. Pourtant il est bien dans autre mondre différent du vôtre! Pourquoi accorder plus de crédit au monde « modern »
    orthodoxe qu’au monde des réformistes?

    Tout simplement parce qu’ils dévient de la loi (lo tassour). Or, si demain Rav Kaniewski vous dit que le monde « modern » orthodox n’est pas ou plus dans la halakha, qu’allez-vous faire?

    Il faut rester honnête et voir que si on a la crainte d’Hachem, comme le disent les Pirke Avot, on s’attache aux transmetteurs de la loi, et à ceux qui érigent des barrières autour de la Torah.

    Maintenant je ne connais pas les Rabbins cités, et je ne dis pas que le mouvement modern orthodox n’est pas la halakha. Simplement si je devais faire un choix pour un conseil halakique j’irais
    voir les plus réputés (en tout cas un Rav qui s’appuie sur leurs avis), et désolé de vous le dire, les plus réputés et connus sont ceux du monde haredi. Concernant les hassidim, vous savez bien
    que la création de ce mouvement est relativement récente, et que le Gaon de Vilna, était contre. (Au fait le Gaon de Vilna n’était pas un gadol hador? Pourquoi tous les Juifs ont suivi le
    Choulhan Aroukh de Rav Yossef Karo?).

    Donc pour les hassidim bien qu’ils sont rangés dans la « case » haredim sont une exception et il n’existe pas de différence majeure en terme de halakha.

    Par contre, je doute fort qu’un mouvement libéral ou massorti soit très conforme à la halakha. Concernant le mouvement modern orthodox, je pense qu’il y un risque, un risque d’oublier le vrai
    message de fond: on ne demande pas au Juif d’adapter la Torah au monde moderne, mais plutôt de vivre la Torah dans un monde moderne. 

    Kol Touv.

     

     

     

     

     

  10. Chalom Gabriel,

    Je vais essayer de répondre du mieux que je peux aux points cités. A mon sens vous confondez la prophétie et la notion de gadol hador. Le titre de Gadol Hador signifie qu’il est le plus grand
    talmid hakham de la génération. Et comme vous savez sans doute que c’est Moshé lui même qui a reçu la Torah et nous l’a transmise, c’est à travers les maîtres de la génération que nous avons le
    devoir de les écouter. Pourquoi? car ils sont garants de la Torah Orale telle qu’écrite dans le Talmud. Or comme nous avons le devoir de pratiquer les 613 mitsvot, nous pouvons le faire qu’à
    travers la halakha tranchée dans le Choulhan Aroukh. Donc de fait si on doit pratiquer la mitsva de lo tassour, il faut bien évidement suivre d’abord son Rav, un talmid hakham qui suit le
    Choulhan Aroukh. Or, étant donné qui’il existe actuellement des Gadol Hador reconnus, un vrai talmid hakham tient compte aussi de leurs avis. 

    C’est pourquoi ce que vous dites, à mon sens, n’est pas tout à fait exact. Il est impossible aujourd’hui d’écouter la voix d’Hachem directement. La seule possibilité est d’écouter son Rav. Le
    monde moderne dont vous parlez n’est pas le monde idéal et vous le savez bien. Le monde idéal sera quand l’ensemble des Juifs étudieront la Torah et serviront Hachem à 100%, avec l’arrivée de
    Machiah, qui évidemment sera aussi le Gadol Hador. Cela n’a rien à voir avec la prophétie. La Torah précise bien qu’un talmid hakham est plus grand qu’un prophète. Donc oui, il faut tenir compte
    de l’avis des Gadol Hador, car du fait de leur connaissance en Torah, nous avons le devoir de les respecter et de les écouter. Si vous le faites pas alors vous commencez à vous détourner du vrai
    chemin, celui de la Torah.

    Ce Chabbath nous avons la mitsva d’écouter la Paracha Zakhor, celle de ne pas oublier Amalek. Pourquoi? Il a bien été éléminé non? En fait, Amalek se traduit aujourd’hui par le Yetser Hara qui en
    chacun de nous essaie de nous persuader d’idées issues du monde Goy et qui ne sont pas des valeurs juives. C’est pourquoi nous n’avons pas à nous adapter au monde moderne à tout prix. Simplement
    rester authentique dans la Torah et s’éloigner le plus possible des valeurs fausses. Ce n’est pas facile et je crois même en tant qu’haredi on peut y arriver tout en restant serein. C’est aussi
    une épreuve et toute ouverture à la facilité profite au Yetser Hara..

    Chabbath Chalom et Pourim Sameah.

     

  11. Bonjour,
    merci pour cette belle l’initiative. Est-ce qu’en France existent des rabbins et des communautés « modern-ortodox » ?

    quelles sont des principales différences entre ce courant et l’orthodoxie traditionnelle?

    merci d’avance,

    un chabbat de paix,

    Dan

  12. Cher webmaster,

    Plusieurs remarques à vous soumettre, faites en comme bon vous semble.

    1. ce qui défini modern-orthodox…
    La remarque de l’internaute est correct. Il n’est pas exact de définir un courant du judaïsme à travers des éléments qui ne forme pas ses fondements. On peut tout à fait imaginer un juif modern
    orthodoxe qui renie l’état d’Israël non pas en tant qu’état mais en tant qu’élément d’avancement spirituel. Ce n’est pas le moment de retracer l’histoire de la mise en place de l’état et les
    alternatives qui étaient alors envisageable… on trouve aussi des ultra-orthodoxes (ultra j’adore…comme homo (produit pour machine à laver bien sur) plus blanc que blanc) extremement investis dans
    les études « profanes » ou au moins, leur donnant leur juste valeur. Benny Lévi est un exemple admirable, mais de toutes les manières le monde ‘ultra’ ne manque pas de savants dans tout les
    domaines, barouh hachem. Ce qui peut être vrai c’est qu’un vrai orthodoxe (oups…) qualifiera les études scientifiques de ‘profanes’ et la Tora de ‘Kodech’. Alors qu’un autre, (pas vous, d’ailleurs)
    alignera sur le même plateau toutes études, scientifiques ou religieuses.

    Moi, par exemple, je pense répondre à toutes les conditions que vous avez prescrites et pourtant je ne vois pas l’intérêt de me dénoter du klall. !! En deux mots, il serait louable que vous
    redéfinissiez votre courant de façon plus cohérente pour informer le public que vous voulez toucher.

    Pour ma part, je doute fortement de l’intérêt de démarquage dans une communauté orthodoxe française si jeune et fragile. Au contraire, prenez part à la pleine orthodoxie française avec tous vos
    atouts et talent, vous ne pourrez que l’enrichir.

    2. égalité entre hommes et femme.
    Vous faites un pas vers le courant conservatif !! Car on vous demandera rapidement d’expliquer pourquoi les femmes doivent se couvrir les cheveux et pas les hommes. Pourquoi c’est l’homme qui «
    acquiert » sa femme et/ou la divorce. Et même si vous restez sur vos positions, vous en voudrez à la halakha de ne pas pouvoir se plier à la société !!
    De façon générale, l’homme est un noténe et la femme une mékabélét. L’anatomie correspond parfaitement à la structure psychologique. Il existe beaucoup d’exceptions qui doivent être considéré et
    pris en charge cas par cas. Mais bien que ces cas soient nombreux, ils ne représentent pas l’idéal féminin juif, (tout courant confondu). Faites une enquête et dites-nous le pourcentage de femmes
    rabbins divorcées ou célibataires à un age avancé !!

    3. massorti.com
    Y.D. est malheureusement apikoros (lire par exemple l’article ‘athée pure et dure’ ou de nombreuse correspondance avec un certain Ilan Taieb (recherchez avec google)) et par dessus le marché, il
    manque de cohérence dans son raisonnement, tous le monde le dit. C’est dommage que des gens ‘de chez nous’ perdent leur temps avec lui. La discussion est vide et avortée. C’est un sophiste, si vous
    n’etes pas logicien du language, vous perdez votre temps.

    4. idée de blog.
    Si vous cherchez de la ‘Avodat Hakodech’ sur le net, je vous propose de faire un blog sur la paracha, Un sujet déroutant et de l’éclairer avec votre vision personnelle (afin d’élargir la vision des
    autres) je pense que vous aurez plus de lecteurs (si vous tapez juste les premières semaines, on viendra vous relire chaque semaine). Mais bien entendu un challenge plus difficile (havra havra it
    lé)

    Juste un conseil en tant que simple internaute (à effacer dès reception). Si vous avez la possibilité d’agrandir un peu la police des textes ça serait plus agréable. Ainsi que la couleur qui n’est
    pas très chouette (c’est peut-être mon gout personnel, mais j’en doute…) le seder et l’homogénéité dans la pagination donne des repères aux lecteurs et facilite la comprehension surtout des longs
    billets. A bon entendeur ! si vous avez des questions n’hésitez pas.

    Béatslaha rabba.

    Dr gadget
    drgadget@hotmail.co.uk

  13. decidement, je suis vraiment à coté de la plaque, si vous ne faites pas de concession (heureusement) au niveau de la h’alaha, je ne vois pas ce que ça a de moderne, tout ce qui rentre dans le cadre
    stricte de la halah’a, c’est le judaïsme normal ou l’orthodoxie normal !! si vous pensez qu’a un moment dans le judaïsme le statut de la femme a été diminué par rapport a l’homme c’est une grosse
    erreur il me semble !!
    raphael

  14. Bonjour,

    Sauf votre respect je ne vois pas l’intérêt de la création d’un mouvement « modern » orthodoxe. C’est encore une des manières de divisiser encore plus le peuple juif. je n’aime pas d’ailleurs les
    termes « ultra » et autres, la seule vérité est pouvoir être un bné Torah. Je suis aussi choqué que vous ayez pu afficher le lien « massorti » dans votre blog comme si vous l’acceptiez. Ces
    mouvements sont à banir tout simplement car ils s’éloignent de notre tradition millénaire. « Tu ne dévieras ni à droite ni à gauche ». Et votre mouvement est à mon sens dangereux car il peut
    engendrer des déviances comme cette femme « rabbin ». Tout ce débat est stérile. Comme l’a dit si bien le premier commentateur de cet article, peut être il faudrait que vous exposiez sur quelque
    chose de plus solide et vrai. Le peuple juif existe encore non pas grâce à l’immersion dans le monde moderne mais par le respect de la Torah et des traditions. 

    Petite précision; je ne suis pas comme on dit ultra. Je travaille, j’essaie d’étudier à heure fixe, j’essaie de respecter la halakha telle qu’écrite dans le Choulhane Haroukh. Je ne prétends pas
    détenir la vérité mais à mon sens, votre mouvement ne va pas dans le sens de la Vérité. 

    Kol touv.

     

  15. Shalom,

    Pour rebondir sur le commentaire d’Avi : le mouvement modern orthodox n’est pas une création, c’est une réalité : de nombreux juifs orthodoxes ne se retrouvent pas entièrement dans les grands
    courants orthodoxes historiques (‘haredi de quelque obédience que ce soit).
    Plus que d’une nouvelle case socio-religieuse, il s’agit d’une posture d’esprit : garder son esprit ouvert, en mouvement, ne pas se couper du monde qui nous entoure, mais sans que cela
    implique de nier notre particularisme (au contraire). Il ne s’agit pas de mettre la Vérité au rabais, mais de refuser de l’enfermer dans un enclos fini et figé.

     

  16. Shalom Esther,

    Moi même je vis dans le monde qui nous entoure et il faut bien s’adapter au monde moderne! De tous temps les Juifs l’ont fait (pour cela l’étude de la Gemara permet de voir que les Sages ont
    toujours pris en considération le monde extérieur). Mais pourquoi s’identifier à un mouvement particulier? Il suffit de rester Juif, respecter la Torah et les mitsvot et s’attacher à de vrais
    Rabbanim garants de la Torah. Oui, il en existe, et ils ne sont pas « modern orthodox ». Mais je dirais plutôt, s’il fallait à tout prix leur donner un titre (typiquement français d’ailleurs), ils
    sont orthodoxes et modernes à la fois… Car ils savent être posek sur des sujets bien modernes… 

     

  17. Avi,

    C’est bien pourquoi je parlais plus d’une posture d’esprit que d’un mouvement en tant que tel.

    Quant aux vrais Rabbins garants de le Torah, encore faut-il s’entendre sur ce qu’on entend par « vrai » (à l’aune de quoi évalue-t-on la vérité ?) et par « garants de la Torah » (moi j’en suis restée
    au midrash rabah sur Shir Hashirim qui dit que nos garants, ce sont nos enfants…).

    Le propre du judaisme rabbinique en exil est de ne pas avoir d’autorité centrale qui centralise une pensée unique, mais de permettre la coexistence de référents multiples, tant que ceux-ci
    restent attachés au cadre de la Halakha. « Fais-toi un Rav… » nous enseigne Joshua Ben Perayah dans les pirkei avoth (6:1), la responsabilité de chaque individu est non pas d’accepter aveuglément
    l’enseignement d’une autorité, mais de choisir en son âme et conscience le Rav qui lui correspond le plus. Entre se « soumettre » hypocritement à une autorité en laquelle on ne croit pas (voire
    qu’on ne sait plus respecter) et décider de partir à la recherche d’un auutre Maître, d’autres référents, pour trouver celui qui sera pour nous porteur de sens, la seconde démarche est selon moi
    la seule qui ouvre la possibilité de s’engager dans la voie du Emeth.

  18. Shalom Esther,

    Nous sommes d’accord. Concernant l’autorité rabbinique, à chaque génération, il y a des gadol hador. Aujourd’hui le monde de la Torah en reconnaît 4, voire 5 (Rav Ovadia Yossef, Rav Steinmann,
    Rav Kaniewski,..,) et à ma connaissance ils ne sont pas « modern » orthodox. Si on recherche le Emet, il suffit de chercher quels sont les plus grands de la génération, et aujourd’hui les grands de
    la Torah sont tous haredim, et cela a toujours été le cas. C’est comme si on recherchait quel est le plus grand professeur dans telle spécialité, il n’est pas bien difficile de savoir qui c’est.
    Maintenant si on veut s’attacher à un Rav, qui ne va pas à l’encontre des avis des grands de la génération, c’est tout à fait légitime. Mais attention aux déviances liées à la « modernité », qui
    elles ne sont pas légitimes si elles vont à l’encontre des avis des grands de la génération. Sur ce point, la « modernité » n’est pas forcément une évolution positive, tout dépend du but recherché:
    si c’est pour mieux servir notre Créateur, oui, sinon non.

    Kol touv.

     

     

  19. Chalom Gabriel,

    Merci pour votre commentaire, mais ce que vous dites m’étonne un peu. Le concept de gadol hador a toujours existé, pour preuve, Moshé Rabbenou n’était-il pas le gadol hador de sa génération?
    Quand il est nécessaire de connaître une halakha, on va d’abord questionner son Rav qui lui même s’appuie sur des décisions d’un Rav plus grand que lui, et ainsi de suite. Si on suit votre
    raisonnement alors un libéral va se suffir de l’avis de son « rabbin » libéral. Pourtant il est bien dans autre mondre différent du vôtre! Pourquoi accorder plus de crédit au monde « modern »
    orthodoxe qu’au monde des réformistes?

    Tout simplement parce qu’ils dévient de la loi (lo tassour). Or, si demain Rav Kaniewski vous dit que le monde « modern » orthodox n’est pas ou plus dans la halakha, qu’allez-vous faire?

    Il faut rester honnête et voir que si on a la crainte d’Hachem, comme le disent les Pirke Avot, on s’attache aux transmetteurs de la loi, et à ceux qui érigent des barrières autour de la Torah.

    Maintenant je ne connais pas les Rabbins cités, et je ne dis pas que le mouvement modern orthodox n’est pas la halakha. Simplement si je devais faire un choix pour un conseil halakique j’irais
    voir les plus réputés (en tout cas un Rav qui s’appuie sur leurs avis), et désolé de vous le dire, les plus réputés et connus sont ceux du monde haredi. Concernant les hassidim, vous savez bien
    que la création de ce mouvement est relativement récente, et que le Gaon de Vilna, était contre. (Au fait le Gaon de Vilna n’était pas un gadol hador? Pourquoi tous les Juifs ont suivi le
    Choulhan Aroukh de Rav Yossef Karo?).

    Donc pour les hassidim bien qu’ils sont rangés dans la « case » haredim sont une exception et il n’existe pas de différence majeure en terme de halakha.

    Par contre, je doute fort qu’un mouvement libéral ou massorti soit très conforme à la halakha. Concernant le mouvement modern orthodox, je pense qu’il y un risque, un risque d’oublier le vrai
    message de fond: on ne demande pas au Juif d’adapter la Torah au monde moderne, mais plutôt de vivre la Torah dans un monde moderne. 

    Kol Touv.

     

     

     

     

     

  20. Chalom Gabriel,

    Je vais essayer de répondre du mieux que je peux aux points cités. A mon sens vous confondez la prophétie et la notion de gadol hador. Le titre de Gadol Hador signifie qu’il est le plus grand
    talmid hakham de la génération. Et comme vous savez sans doute que c’est Moshé lui même qui a reçu la Torah et nous l’a transmise, c’est à travers les maîtres de la génération que nous avons le
    devoir de les écouter. Pourquoi? car ils sont garants de la Torah Orale telle qu’écrite dans le Talmud. Or comme nous avons le devoir de pratiquer les 613 mitsvot, nous pouvons le faire qu’à
    travers la halakha tranchée dans le Choulhan Aroukh. Donc de fait si on doit pratiquer la mitsva de lo tassour, il faut bien évidement suivre d’abord son Rav, un talmid hakham qui suit le
    Choulhan Aroukh. Or, étant donné qui’il existe actuellement des Gadol Hador reconnus, un vrai talmid hakham tient compte aussi de leurs avis. 

    C’est pourquoi ce que vous dites, à mon sens, n’est pas tout à fait exact. Il est impossible aujourd’hui d’écouter la voix d’Hachem directement. La seule possibilité est d’écouter son Rav. Le
    monde moderne dont vous parlez n’est pas le monde idéal et vous le savez bien. Le monde idéal sera quand l’ensemble des Juifs étudieront la Torah et serviront Hachem à 100%, avec l’arrivée de
    Machiah, qui évidemment sera aussi le Gadol Hador. Cela n’a rien à voir avec la prophétie. La Torah précise bien qu’un talmid hakham est plus grand qu’un prophète. Donc oui, il faut tenir compte
    de l’avis des Gadol Hador, car du fait de leur connaissance en Torah, nous avons le devoir de les respecter et de les écouter. Si vous le faites pas alors vous commencez à vous détourner du vrai
    chemin, celui de la Torah.

    Ce Chabbath nous avons la mitsva d’écouter la Paracha Zakhor, celle de ne pas oublier Amalek. Pourquoi? Il a bien été éléminé non? En fait, Amalek se traduit aujourd’hui par le Yetser Hara qui en
    chacun de nous essaie de nous persuader d’idées issues du monde Goy et qui ne sont pas des valeurs juives. C’est pourquoi nous n’avons pas à nous adapter au monde moderne à tout prix. Simplement
    rester authentique dans la Torah et s’éloigner le plus possible des valeurs fausses. Ce n’est pas facile et je crois même en tant qu’haredi on peut y arriver tout en restant serein. C’est aussi
    une épreuve et toute ouverture à la facilité profite au Yetser Hara..

    Chabbath Chalom et Pourim Sameah.

     

  21. Bonjour,
    merci pour cette belle l’initiative. Est-ce qu’en France existent des rabbins et des communautés « modern-ortodox » ?

    quelles sont des principales différences entre ce courant et l’orthodoxie traditionnelle?

    merci d’avance,

    un chabbat de paix,

    Dan

  22. Cher webmaster,

    Plusieurs remarques à vous soumettre, faites en comme bon vous semble.

    1. ce qui défini modern-orthodox…
    La remarque de l’internaute est correct. Il n’est pas exact de définir un courant du judaïsme à travers des éléments qui ne forme pas ses fondements. On peut tout à fait imaginer un juif modern
    orthodoxe qui renie l’état d’Israël non pas en tant qu’état mais en tant qu’élément d’avancement spirituel. Ce n’est pas le moment de retracer l’histoire de la mise en place de l’état et les
    alternatives qui étaient alors envisageable… on trouve aussi des ultra-orthodoxes (ultra j’adore…comme homo (produit pour machine à laver bien sur) plus blanc que blanc) extremement investis dans
    les études « profanes » ou au moins, leur donnant leur juste valeur. Benny Lévi est un exemple admirable, mais de toutes les manières le monde ‘ultra’ ne manque pas de savants dans tout les
    domaines, barouh hachem. Ce qui peut être vrai c’est qu’un vrai orthodoxe (oups…) qualifiera les études scientifiques de ‘profanes’ et la Tora de ‘Kodech’. Alors qu’un autre, (pas vous, d’ailleurs)
    alignera sur le même plateau toutes études, scientifiques ou religieuses.

    Moi, par exemple, je pense répondre à toutes les conditions que vous avez prescrites et pourtant je ne vois pas l’intérêt de me dénoter du klall. !! En deux mots, il serait louable que vous
    redéfinissiez votre courant de façon plus cohérente pour informer le public que vous voulez toucher.

    Pour ma part, je doute fortement de l’intérêt de démarquage dans une communauté orthodoxe française si jeune et fragile. Au contraire, prenez part à la pleine orthodoxie française avec tous vos
    atouts et talent, vous ne pourrez que l’enrichir.

    2. égalité entre hommes et femme.
    Vous faites un pas vers le courant conservatif !! Car on vous demandera rapidement d’expliquer pourquoi les femmes doivent se couvrir les cheveux et pas les hommes. Pourquoi c’est l’homme qui «
    acquiert » sa femme et/ou la divorce. Et même si vous restez sur vos positions, vous en voudrez à la halakha de ne pas pouvoir se plier à la société !!
    De façon générale, l’homme est un noténe et la femme une mékabélét. L’anatomie correspond parfaitement à la structure psychologique. Il existe beaucoup d’exceptions qui doivent être considéré et
    pris en charge cas par cas. Mais bien que ces cas soient nombreux, ils ne représentent pas l’idéal féminin juif, (tout courant confondu). Faites une enquête et dites-nous le pourcentage de femmes
    rabbins divorcées ou célibataires à un age avancé !!

    3. massorti.com
    Y.D. est malheureusement apikoros (lire par exemple l’article ‘athée pure et dure’ ou de nombreuse correspondance avec un certain Ilan Taieb (recherchez avec google)) et par dessus le marché, il
    manque de cohérence dans son raisonnement, tous le monde le dit. C’est dommage que des gens ‘de chez nous’ perdent leur temps avec lui. La discussion est vide et avortée. C’est un sophiste, si vous
    n’etes pas logicien du language, vous perdez votre temps.

    4. idée de blog.
    Si vous cherchez de la ‘Avodat Hakodech’ sur le net, je vous propose de faire un blog sur la paracha, Un sujet déroutant et de l’éclairer avec votre vision personnelle (afin d’élargir la vision des
    autres) je pense que vous aurez plus de lecteurs (si vous tapez juste les premières semaines, on viendra vous relire chaque semaine). Mais bien entendu un challenge plus difficile (havra havra it
    lé)

    Juste un conseil en tant que simple internaute (à effacer dès reception). Si vous avez la possibilité d’agrandir un peu la police des textes ça serait plus agréable. Ainsi que la couleur qui n’est
    pas très chouette (c’est peut-être mon gout personnel, mais j’en doute…) le seder et l’homogénéité dans la pagination donne des repères aux lecteurs et facilite la comprehension surtout des longs
    billets. A bon entendeur ! si vous avez des questions n’hésitez pas.

    Béatslaha rabba.

    Dr gadget
    drgadget@hotmail.co.uk

  23. decidement, je suis vraiment à coté de la plaque, si vous ne faites pas de concession (heureusement) au niveau de la h’alaha, je ne vois pas ce que ça a de moderne, tout ce qui rentre dans le cadre
    stricte de la halah’a, c’est le judaïsme normal ou l’orthodoxie normal !! si vous pensez qu’a un moment dans le judaïsme le statut de la femme a été diminué par rapport a l’homme c’est une grosse
    erreur il me semble !!
    raphael

  24. Bonjour,

    Sauf votre respect je ne vois pas l’intérêt de la création d’un mouvement « modern » orthodoxe. C’est encore une des manières de divisiser encore plus le peuple juif. je n’aime pas d’ailleurs les
    termes « ultra » et autres, la seule vérité est pouvoir être un bné Torah. Je suis aussi choqué que vous ayez pu afficher le lien « massorti » dans votre blog comme si vous l’acceptiez. Ces
    mouvements sont à banir tout simplement car ils s’éloignent de notre tradition millénaire. « Tu ne dévieras ni à droite ni à gauche ». Et votre mouvement est à mon sens dangereux car il peut
    engendrer des déviances comme cette femme « rabbin ». Tout ce débat est stérile. Comme l’a dit si bien le premier commentateur de cet article, peut être il faudrait que vous exposiez sur quelque
    chose de plus solide et vrai. Le peuple juif existe encore non pas grâce à l’immersion dans le monde moderne mais par le respect de la Torah et des traditions. 

    Petite précision; je ne suis pas comme on dit ultra. Je travaille, j’essaie d’étudier à heure fixe, j’essaie de respecter la halakha telle qu’écrite dans le Choulhane Haroukh. Je ne prétends pas
    détenir la vérité mais à mon sens, votre mouvement ne va pas dans le sens de la Vérité. 

    Kol touv.

     

  25. Shalom,

    Pour rebondir sur le commentaire d’Avi : le mouvement modern orthodox n’est pas une création, c’est une réalité : de nombreux juifs orthodoxes ne se retrouvent pas entièrement dans les grands
    courants orthodoxes historiques (‘haredi de quelque obédience que ce soit).
    Plus que d’une nouvelle case socio-religieuse, il s’agit d’une posture d’esprit : garder son esprit ouvert, en mouvement, ne pas se couper du monde qui nous entoure, mais sans que cela
    implique de nier notre particularisme (au contraire). Il ne s’agit pas de mettre la Vérité au rabais, mais de refuser de l’enfermer dans un enclos fini et figé.

     

  26. Shalom Esther,

    Moi même je vis dans le monde qui nous entoure et il faut bien s’adapter au monde moderne! De tous temps les Juifs l’ont fait (pour cela l’étude de la Gemara permet de voir que les Sages ont
    toujours pris en considération le monde extérieur). Mais pourquoi s’identifier à un mouvement particulier? Il suffit de rester Juif, respecter la Torah et les mitsvot et s’attacher à de vrais
    Rabbanim garants de la Torah. Oui, il en existe, et ils ne sont pas « modern orthodox ». Mais je dirais plutôt, s’il fallait à tout prix leur donner un titre (typiquement français d’ailleurs), ils
    sont orthodoxes et modernes à la fois… Car ils savent être posek sur des sujets bien modernes… 

     

  27. Avi,

    C’est bien pourquoi je parlais plus d’une posture d’esprit que d’un mouvement en tant que tel.

    Quant aux vrais Rabbins garants de le Torah, encore faut-il s’entendre sur ce qu’on entend par « vrai » (à l’aune de quoi évalue-t-on la vérité ?) et par « garants de la Torah » (moi j’en suis restée
    au midrash rabah sur Shir Hashirim qui dit que nos garants, ce sont nos enfants…).

    Le propre du judaisme rabbinique en exil est de ne pas avoir d’autorité centrale qui centralise une pensée unique, mais de permettre la coexistence de référents multiples, tant que ceux-ci
    restent attachés au cadre de la Halakha. « Fais-toi un Rav… » nous enseigne Joshua Ben Perayah dans les pirkei avoth (6:1), la responsabilité de chaque individu est non pas d’accepter aveuglément
    l’enseignement d’une autorité, mais de choisir en son âme et conscience le Rav qui lui correspond le plus. Entre se « soumettre » hypocritement à une autorité en laquelle on ne croit pas (voire
    qu’on ne sait plus respecter) et décider de partir à la recherche d’un auutre Maître, d’autres référents, pour trouver celui qui sera pour nous porteur de sens, la seconde démarche est selon moi
    la seule qui ouvre la possibilité de s’engager dans la voie du Emeth.

  28. Shalom Esther,

    Nous sommes d’accord. Concernant l’autorité rabbinique, à chaque génération, il y a des gadol hador. Aujourd’hui le monde de la Torah en reconnaît 4, voire 5 (Rav Ovadia Yossef, Rav Steinmann,
    Rav Kaniewski,..,) et à ma connaissance ils ne sont pas « modern » orthodox. Si on recherche le Emet, il suffit de chercher quels sont les plus grands de la génération, et aujourd’hui les grands de
    la Torah sont tous haredim, et cela a toujours été le cas. C’est comme si on recherchait quel est le plus grand professeur dans telle spécialité, il n’est pas bien difficile de savoir qui c’est.
    Maintenant si on veut s’attacher à un Rav, qui ne va pas à l’encontre des avis des grands de la génération, c’est tout à fait légitime. Mais attention aux déviances liées à la « modernité », qui
    elles ne sont pas légitimes si elles vont à l’encontre des avis des grands de la génération. Sur ce point, la « modernité » n’est pas forcément une évolution positive, tout dépend du but recherché:
    si c’est pour mieux servir notre Créateur, oui, sinon non.

    Kol touv.

     

     

  29. Chalom Gabriel,

    Merci pour votre commentaire, mais ce que vous dites m’étonne un peu. Le concept de gadol hador a toujours existé, pour preuve, Moshé Rabbenou n’était-il pas le gadol hador de sa génération?
    Quand il est nécessaire de connaître une halakha, on va d’abord questionner son Rav qui lui même s’appuie sur des décisions d’un Rav plus grand que lui, et ainsi de suite. Si on suit votre
    raisonnement alors un libéral va se suffir de l’avis de son « rabbin » libéral. Pourtant il est bien dans autre mondre différent du vôtre! Pourquoi accorder plus de crédit au monde « modern »
    orthodoxe qu’au monde des réformistes?

    Tout simplement parce qu’ils dévient de la loi (lo tassour). Or, si demain Rav Kaniewski vous dit que le monde « modern » orthodox n’est pas ou plus dans la halakha, qu’allez-vous faire?

    Il faut rester honnête et voir que si on a la crainte d’Hachem, comme le disent les Pirke Avot, on s’attache aux transmetteurs de la loi, et à ceux qui érigent des barrières autour de la Torah.

    Maintenant je ne connais pas les Rabbins cités, et je ne dis pas que le mouvement modern orthodox n’est pas la halakha. Simplement si je devais faire un choix pour un conseil halakique j’irais
    voir les plus réputés (en tout cas un Rav qui s’appuie sur leurs avis), et désolé de vous le dire, les plus réputés et connus sont ceux du monde haredi. Concernant les hassidim, vous savez bien
    que la création de ce mouvement est relativement récente, et que le Gaon de Vilna, était contre. (Au fait le Gaon de Vilna n’était pas un gadol hador? Pourquoi tous les Juifs ont suivi le
    Choulhan Aroukh de Rav Yossef Karo?).

    Donc pour les hassidim bien qu’ils sont rangés dans la « case » haredim sont une exception et il n’existe pas de différence majeure en terme de halakha.

    Par contre, je doute fort qu’un mouvement libéral ou massorti soit très conforme à la halakha. Concernant le mouvement modern orthodox, je pense qu’il y un risque, un risque d’oublier le vrai
    message de fond: on ne demande pas au Juif d’adapter la Torah au monde moderne, mais plutôt de vivre la Torah dans un monde moderne. 

    Kol Touv.

     

     

     

     

     

  30. Chalom Gabriel,

    Je vais essayer de répondre du mieux que je peux aux points cités. A mon sens vous confondez la prophétie et la notion de gadol hador. Le titre de Gadol Hador signifie qu’il est le plus grand
    talmid hakham de la génération. Et comme vous savez sans doute que c’est Moshé lui même qui a reçu la Torah et nous l’a transmise, c’est à travers les maîtres de la génération que nous avons le
    devoir de les écouter. Pourquoi? car ils sont garants de la Torah Orale telle qu’écrite dans le Talmud. Or comme nous avons le devoir de pratiquer les 613 mitsvot, nous pouvons le faire qu’à
    travers la halakha tranchée dans le Choulhan Aroukh. Donc de fait si on doit pratiquer la mitsva de lo tassour, il faut bien évidement suivre d’abord son Rav, un talmid hakham qui suit le
    Choulhan Aroukh. Or, étant donné qui’il existe actuellement des Gadol Hador reconnus, un vrai talmid hakham tient compte aussi de leurs avis. 

    C’est pourquoi ce que vous dites, à mon sens, n’est pas tout à fait exact. Il est impossible aujourd’hui d’écouter la voix d’Hachem directement. La seule possibilité est d’écouter son Rav. Le
    monde moderne dont vous parlez n’est pas le monde idéal et vous le savez bien. Le monde idéal sera quand l’ensemble des Juifs étudieront la Torah et serviront Hachem à 100%, avec l’arrivée de
    Machiah, qui évidemment sera aussi le Gadol Hador. Cela n’a rien à voir avec la prophétie. La Torah précise bien qu’un talmid hakham est plus grand qu’un prophète. Donc oui, il faut tenir compte
    de l’avis des Gadol Hador, car du fait de leur connaissance en Torah, nous avons le devoir de les respecter et de les écouter. Si vous le faites pas alors vous commencez à vous détourner du vrai
    chemin, celui de la Torah.

    Ce Chabbath nous avons la mitsva d’écouter la Paracha Zakhor, celle de ne pas oublier Amalek. Pourquoi? Il a bien été éléminé non? En fait, Amalek se traduit aujourd’hui par le Yetser Hara qui en
    chacun de nous essaie de nous persuader d’idées issues du monde Goy et qui ne sont pas des valeurs juives. C’est pourquoi nous n’avons pas à nous adapter au monde moderne à tout prix. Simplement
    rester authentique dans la Torah et s’éloigner le plus possible des valeurs fausses. Ce n’est pas facile et je crois même en tant qu’haredi on peut y arriver tout en restant serein. C’est aussi
    une épreuve et toute ouverture à la facilité profite au Yetser Hara..

    Chabbath Chalom et Pourim Sameah.

     

  31. Bonjour,
    merci pour cette belle l’initiative. Est-ce qu’en France existent des rabbins et des communautés « modern-ortodox » ?

    quelles sont des principales différences entre ce courant et l’orthodoxie traditionnelle?

    merci d’avance,

    un chabbat de paix,

    Dan

  32. Cher webmaster,

    Plusieurs remarques à vous soumettre, faites en comme bon vous semble.

    1. ce qui défini modern-orthodox…
    La remarque de l’internaute est correct. Il n’est pas exact de définir un courant du judaïsme à travers des éléments qui ne forme pas ses fondements. On peut tout à fait imaginer un juif modern
    orthodoxe qui renie l’état d’Israël non pas en tant qu’état mais en tant qu’élément d’avancement spirituel. Ce n’est pas le moment de retracer l’histoire de la mise en place de l’état et les
    alternatives qui étaient alors envisageable… on trouve aussi des ultra-orthodoxes (ultra j’adore…comme homo (produit pour machine à laver bien sur) plus blanc que blanc) extremement investis dans
    les études « profanes » ou au moins, leur donnant leur juste valeur. Benny Lévi est un exemple admirable, mais de toutes les manières le monde ‘ultra’ ne manque pas de savants dans tout les
    domaines, barouh hachem. Ce qui peut être vrai c’est qu’un vrai orthodoxe (oups…) qualifiera les études scientifiques de ‘profanes’ et la Tora de ‘Kodech’. Alors qu’un autre, (pas vous, d’ailleurs)
    alignera sur le même plateau toutes études, scientifiques ou religieuses.

    Moi, par exemple, je pense répondre à toutes les conditions que vous avez prescrites et pourtant je ne vois pas l’intérêt de me dénoter du klall. !! En deux mots, il serait louable que vous
    redéfinissiez votre courant de façon plus cohérente pour informer le public que vous voulez toucher.

    Pour ma part, je doute fortement de l’intérêt de démarquage dans une communauté orthodoxe française si jeune et fragile. Au contraire, prenez part à la pleine orthodoxie française avec tous vos
    atouts et talent, vous ne pourrez que l’enrichir.

    2. égalité entre hommes et femme.
    Vous faites un pas vers le courant conservatif !! Car on vous demandera rapidement d’expliquer pourquoi les femmes doivent se couvrir les cheveux et pas les hommes. Pourquoi c’est l’homme qui «
    acquiert » sa femme et/ou la divorce. Et même si vous restez sur vos positions, vous en voudrez à la halakha de ne pas pouvoir se plier à la société !!
    De façon générale, l’homme est un noténe et la femme une mékabélét. L’anatomie correspond parfaitement à la structure psychologique. Il existe beaucoup d’exceptions qui doivent être considéré et
    pris en charge cas par cas. Mais bien que ces cas soient nombreux, ils ne représentent pas l’idéal féminin juif, (tout courant confondu). Faites une enquête et dites-nous le pourcentage de femmes
    rabbins divorcées ou célibataires à un age avancé !!

    3. massorti.com
    Y.D. est malheureusement apikoros (lire par exemple l’article ‘athée pure et dure’ ou de nombreuse correspondance avec un certain Ilan Taieb (recherchez avec google)) et par dessus le marché, il
    manque de cohérence dans son raisonnement, tous le monde le dit. C’est dommage que des gens ‘de chez nous’ perdent leur temps avec lui. La discussion est vide et avortée. C’est un sophiste, si vous
    n’etes pas logicien du language, vous perdez votre temps.

    4. idée de blog.
    Si vous cherchez de la ‘Avodat Hakodech’ sur le net, je vous propose de faire un blog sur la paracha, Un sujet déroutant et de l’éclairer avec votre vision personnelle (afin d’élargir la vision des
    autres) je pense que vous aurez plus de lecteurs (si vous tapez juste les premières semaines, on viendra vous relire chaque semaine). Mais bien entendu un challenge plus difficile (havra havra it
    lé)

    Juste un conseil en tant que simple internaute (à effacer dès reception). Si vous avez la possibilité d’agrandir un peu la police des textes ça serait plus agréable. Ainsi que la couleur qui n’est
    pas très chouette (c’est peut-être mon gout personnel, mais j’en doute…) le seder et l’homogénéité dans la pagination donne des repères aux lecteurs et facilite la comprehension surtout des longs
    billets. A bon entendeur ! si vous avez des questions n’hésitez pas.

    Béatslaha rabba.

    Dr gadget
    drgadget@hotmail.co.uk

  33. decidement, je suis vraiment à coté de la plaque, si vous ne faites pas de concession (heureusement) au niveau de la h’alaha, je ne vois pas ce que ça a de moderne, tout ce qui rentre dans le cadre
    stricte de la halah’a, c’est le judaïsme normal ou l’orthodoxie normal !! si vous pensez qu’a un moment dans le judaïsme le statut de la femme a été diminué par rapport a l’homme c’est une grosse
    erreur il me semble !!
    raphael

  34. Bonjour,

    Sauf votre respect je ne vois pas l’intérêt de la création d’un mouvement « modern » orthodoxe. C’est encore une des manières de divisiser encore plus le peuple juif. je n’aime pas d’ailleurs les
    termes « ultra » et autres, la seule vérité est pouvoir être un bné Torah. Je suis aussi choqué que vous ayez pu afficher le lien « massorti » dans votre blog comme si vous l’acceptiez. Ces
    mouvements sont à banir tout simplement car ils s’éloignent de notre tradition millénaire. « Tu ne dévieras ni à droite ni à gauche ». Et votre mouvement est à mon sens dangereux car il peut
    engendrer des déviances comme cette femme « rabbin ». Tout ce débat est stérile. Comme l’a dit si bien le premier commentateur de cet article, peut être il faudrait que vous exposiez sur quelque
    chose de plus solide et vrai. Le peuple juif existe encore non pas grâce à l’immersion dans le monde moderne mais par le respect de la Torah et des traditions. 

    Petite précision; je ne suis pas comme on dit ultra. Je travaille, j’essaie d’étudier à heure fixe, j’essaie de respecter la halakha telle qu’écrite dans le Choulhane Haroukh. Je ne prétends pas
    détenir la vérité mais à mon sens, votre mouvement ne va pas dans le sens de la Vérité. 

    Kol touv.

     

  35. Shalom,

    Pour rebondir sur le commentaire d’Avi : le mouvement modern orthodox n’est pas une création, c’est une réalité : de nombreux juifs orthodoxes ne se retrouvent pas entièrement dans les grands
    courants orthodoxes historiques (‘haredi de quelque obédience que ce soit).
    Plus que d’une nouvelle case socio-religieuse, il s’agit d’une posture d’esprit : garder son esprit ouvert, en mouvement, ne pas se couper du monde qui nous entoure, mais sans que cela
    implique de nier notre particularisme (au contraire). Il ne s’agit pas de mettre la Vérité au rabais, mais de refuser de l’enfermer dans un enclos fini et figé.

     

  36. Shalom Esther,

    Moi même je vis dans le monde qui nous entoure et il faut bien s’adapter au monde moderne! De tous temps les Juifs l’ont fait (pour cela l’étude de la Gemara permet de voir que les Sages ont
    toujours pris en considération le monde extérieur). Mais pourquoi s’identifier à un mouvement particulier? Il suffit de rester Juif, respecter la Torah et les mitsvot et s’attacher à de vrais
    Rabbanim garants de la Torah. Oui, il en existe, et ils ne sont pas « modern orthodox ». Mais je dirais plutôt, s’il fallait à tout prix leur donner un titre (typiquement français d’ailleurs), ils
    sont orthodoxes et modernes à la fois… Car ils savent être posek sur des sujets bien modernes… 

     

  37. Avi,

    C’est bien pourquoi je parlais plus d’une posture d’esprit que d’un mouvement en tant que tel.

    Quant aux vrais Rabbins garants de le Torah, encore faut-il s’entendre sur ce qu’on entend par « vrai » (à l’aune de quoi évalue-t-on la vérité ?) et par « garants de la Torah » (moi j’en suis restée
    au midrash rabah sur Shir Hashirim qui dit que nos garants, ce sont nos enfants…).

    Le propre du judaisme rabbinique en exil est de ne pas avoir d’autorité centrale qui centralise une pensée unique, mais de permettre la coexistence de référents multiples, tant que ceux-ci
    restent attachés au cadre de la Halakha. « Fais-toi un Rav… » nous enseigne Joshua Ben Perayah dans les pirkei avoth (6:1), la responsabilité de chaque individu est non pas d’accepter aveuglément
    l’enseignement d’une autorité, mais de choisir en son âme et conscience le Rav qui lui correspond le plus. Entre se « soumettre » hypocritement à une autorité en laquelle on ne croit pas (voire
    qu’on ne sait plus respecter) et décider de partir à la recherche d’un auutre Maître, d’autres référents, pour trouver celui qui sera pour nous porteur de sens, la seconde démarche est selon moi
    la seule qui ouvre la possibilité de s’engager dans la voie du Emeth.

  38. Shalom Esther,

    Nous sommes d’accord. Concernant l’autorité rabbinique, à chaque génération, il y a des gadol hador. Aujourd’hui le monde de la Torah en reconnaît 4, voire 5 (Rav Ovadia Yossef, Rav Steinmann,
    Rav Kaniewski,..,) et à ma connaissance ils ne sont pas « modern » orthodox. Si on recherche le Emet, il suffit de chercher quels sont les plus grands de la génération, et aujourd’hui les grands de
    la Torah sont tous haredim, et cela a toujours été le cas. C’est comme si on recherchait quel est le plus grand professeur dans telle spécialité, il n’est pas bien difficile de savoir qui c’est.
    Maintenant si on veut s’attacher à un Rav, qui ne va pas à l’encontre des avis des grands de la génération, c’est tout à fait légitime. Mais attention aux déviances liées à la « modernité », qui
    elles ne sont pas légitimes si elles vont à l’encontre des avis des grands de la génération. Sur ce point, la « modernité » n’est pas forcément une évolution positive, tout dépend du but recherché:
    si c’est pour mieux servir notre Créateur, oui, sinon non.

    Kol touv.

     

     

  39. Chalom Gabriel,

    Merci pour votre commentaire, mais ce que vous dites m’étonne un peu. Le concept de gadol hador a toujours existé, pour preuve, Moshé Rabbenou n’était-il pas le gadol hador de sa génération?
    Quand il est nécessaire de connaître une halakha, on va d’abord questionner son Rav qui lui même s’appuie sur des décisions d’un Rav plus grand que lui, et ainsi de suite. Si on suit votre
    raisonnement alors un libéral va se suffir de l’avis de son « rabbin » libéral. Pourtant il est bien dans autre mondre différent du vôtre! Pourquoi accorder plus de crédit au monde « modern »
    orthodoxe qu’au monde des réformistes?

    Tout simplement parce qu’ils dévient de la loi (lo tassour). Or, si demain Rav Kaniewski vous dit que le monde « modern » orthodox n’est pas ou plus dans la halakha, qu’allez-vous faire?

    Il faut rester honnête et voir que si on a la crainte d’Hachem, comme le disent les Pirke Avot, on s’attache aux transmetteurs de la loi, et à ceux qui érigent des barrières autour de la Torah.

    Maintenant je ne connais pas les Rabbins cités, et je ne dis pas que le mouvement modern orthodox n’est pas la halakha. Simplement si je devais faire un choix pour un conseil halakique j’irais
    voir les plus réputés (en tout cas un Rav qui s’appuie sur leurs avis), et désolé de vous le dire, les plus réputés et connus sont ceux du monde haredi. Concernant les hassidim, vous savez bien
    que la création de ce mouvement est relativement récente, et que le Gaon de Vilna, était contre. (Au fait le Gaon de Vilna n’était pas un gadol hador? Pourquoi tous les Juifs ont suivi le
    Choulhan Aroukh de Rav Yossef Karo?).

    Donc pour les hassidim bien qu’ils sont rangés dans la « case » haredim sont une exception et il n’existe pas de différence majeure en terme de halakha.

    Par contre, je doute fort qu’un mouvement libéral ou massorti soit très conforme à la halakha. Concernant le mouvement modern orthodox, je pense qu’il y un risque, un risque d’oublier le vrai
    message de fond: on ne demande pas au Juif d’adapter la Torah au monde moderne, mais plutôt de vivre la Torah dans un monde moderne. 

    Kol Touv.

     

     

     

     

     

  40. Chalom Gabriel,

    Je vais essayer de répondre du mieux que je peux aux points cités. A mon sens vous confondez la prophétie et la notion de gadol hador. Le titre de Gadol Hador signifie qu’il est le plus grand
    talmid hakham de la génération. Et comme vous savez sans doute que c’est Moshé lui même qui a reçu la Torah et nous l’a transmise, c’est à travers les maîtres de la génération que nous avons le
    devoir de les écouter. Pourquoi? car ils sont garants de la Torah Orale telle qu’écrite dans le Talmud. Or comme nous avons le devoir de pratiquer les 613 mitsvot, nous pouvons le faire qu’à
    travers la halakha tranchée dans le Choulhan Aroukh. Donc de fait si on doit pratiquer la mitsva de lo tassour, il faut bien évidement suivre d’abord son Rav, un talmid hakham qui suit le
    Choulhan Aroukh. Or, étant donné qui’il existe actuellement des Gadol Hador reconnus, un vrai talmid hakham tient compte aussi de leurs avis. 

    C’est pourquoi ce que vous dites, à mon sens, n’est pas tout à fait exact. Il est impossible aujourd’hui d’écouter la voix d’Hachem directement. La seule possibilité est d’écouter son Rav. Le
    monde moderne dont vous parlez n’est pas le monde idéal et vous le savez bien. Le monde idéal sera quand l’ensemble des Juifs étudieront la Torah et serviront Hachem à 100%, avec l’arrivée de
    Machiah, qui évidemment sera aussi le Gadol Hador. Cela n’a rien à voir avec la prophétie. La Torah précise bien qu’un talmid hakham est plus grand qu’un prophète. Donc oui, il faut tenir compte
    de l’avis des Gadol Hador, car du fait de leur connaissance en Torah, nous avons le devoir de les respecter et de les écouter. Si vous le faites pas alors vous commencez à vous détourner du vrai
    chemin, celui de la Torah.

    Ce Chabbath nous avons la mitsva d’écouter la Paracha Zakhor, celle de ne pas oublier Amalek. Pourquoi? Il a bien été éléminé non? En fait, Amalek se traduit aujourd’hui par le Yetser Hara qui en
    chacun de nous essaie de nous persuader d’idées issues du monde Goy et qui ne sont pas des valeurs juives. C’est pourquoi nous n’avons pas à nous adapter au monde moderne à tout prix. Simplement
    rester authentique dans la Torah et s’éloigner le plus possible des valeurs fausses. Ce n’est pas facile et je crois même en tant qu’haredi on peut y arriver tout en restant serein. C’est aussi
    une épreuve et toute ouverture à la facilité profite au Yetser Hara..

    Chabbath Chalom et Pourim Sameah.

     

  41. Bonjour,

    J’ai trouvé un certain nombre d’articles intéressants sur ce blog.

    Mais je n’ai toujours pas compris les différences que vous revendiquez entre le « modern orthodoxe » et l’orthodoxie « classique ».

    Pourriez vous donner quelques exemples bien concret de divergences de points de vue, histoire de pouvoir bien comprendre ce dont il s’agit ici?

    Kol Touv et shabbat chalom.

    1. Bonjour,

      Merci pour le compliment.

      Au sujet des différences concrètes entre orthodoxie moderne et orthodoxie classique (monde harédi), je crois que plusieurs points sont discutés sur le blog.

      Concrétement, je pointerais avant tout :

      1) La place de l’état d’Israël, bien vue par le monde MO, jugé insignifant, voir négatif, par le monde harédi.Voir la rubrique « Sionisme »

      2) La place des études profanes (Hol) et de la sciences. Là encore, le monde MO voit les études profanes comme un élément positif, et non uniquement un moyen de subvenir aux besoins de sa famille. Voir la rubrique « Rationalisme et Sciences ».

      3) La place de la femme. C’est probablement le sujet le plus « chaud ». Le monde MO revendique un maximum d’égalité, tant que celle-ci est permise par la Halakha. Ainsi, il existe des centres d’études avancées pour jeunes filles, où celles-ci étudient la Torah et le Talmud; il existe également des centres d’études avancées d’Halakha, pour femmes adultes, au programme similaire à celui d’une ordination rabbinique, même si les étudiantes ne revendiquent pas ce titre. Il existe encore d’autres exemples intéressants, comme les groupes de prières de femmes, etc… La plupart de ces avancées sont jugées négatives par le monde harédi. Voir la rubrique « Féminisme religieux ».

      4) L’autorité rabbinique. La doctrine du « daat torah » est une pierre angulaire de la pensée harédite, elle est globalement rejettée par l’orthodoxie moderne. Consultez la rubrique « Daat Torah » du Blog.

      N’hésitez pas à poster un autre commentaire, si besoin est.

      Kol Touv

      Gabriel

  42. Bonjour, et merci pour les réponses.

    Cependant, elles sont assez incomplètes.

    J’aurais plutôt aimé avoir des exemples de sujets concrets où vous vous différenciez du monde orthodoxe « classique », si possible (un exemple dans chaque catégorie énoncée ci dessus ca serait super 🙂 )

    De plus, concernant les Massorti et tous les autres courants « libéraux » qui pullulent de partout surtout aux US et maintenant en France, il me semble que se rapprocher de ce genre de courants est assez dangereux, surtout avec vos propositions concernant un certain « égalitarisme » homme femme, car on peut très bien imaginer que la prochaine étape puisse être la possibilité pour une femme de participer au au Minyan ou que sais je.

    Je me bats depuis un moment contre les abrutis non juifs qui, ignares, pensent que le judaisme a une vision misogyne de la femme, alors que ce n’est pas le cas. Personne n’a interdit aux femmes d’étudier, que je sache.

    Pourriez vous développer aussi ce que vous voulez dire par « adhésion au « sionisme » « ? C’est un terme qui peut vouloir dire énormément de choses, et un petit développement sur le sujet serait bienvenu.

    Pour finir, vous reprochez au monde Harédi d’être « contre » la modernité et les sciences. Or, il est de nombreux rabbins qui utilisent justement la modernité et la science pour appuyer leurs propos, ne serait ce que le Rav Ron Chaya (oui j’ai pris cet exemple à dessein, évidemment 🙂 ).

    Chavoua tov.

    1. Bonjour,

      Je vais tenter de donner des exemples plus précis des cas précités.

      1) Sionisme. Le monde harédi se partage entre les anti-sionistes (Satmar, netourei karta) et les asionistes (agoudat israël/deguel hatorah). Je ne parlerai que de la majorité, les asionistes. À la différence des MO, l’orthodoxie refuse de voir l’État comme un événement juif positif, a fortiori comme un événement religieux.
      La ligne politique consiste à vivre en galout en Israël, sans se mêler au gouvernement non-religieux. Les conclusions pratiques sont, entre autres, le non-engagement des jeunes orthodoxes à l’armée, aucune fête à Yom Haatsmaout, une vie religieuse où le changement drastique du dernier siècle n’est pas du tout pris en compte.
      À l’inverse, le monde MO considère la création de l’État juif comme positive et s’y implique donc. Les MO soutiennent l’Etat, les jeunes israéliens MO vont à l’armée, cherchent à occuper des fonctions étatiques importantes, etc…
      Au niveau religieux, Yom Haatsmaout est fêté et on s’interroge sur la pertinence de certains textes au vue des changements radicaux. (Voir par exemple mon récent billet sur la prière de Nahem).

      2) Le monde orthodoxe considère négativement les études profanes. L’idéal religieux est représenté par l’avrekh, cet homme se consacrant uniquement à l’étude de la Torah. En Diaspora, la plupart des orthodoxes travaillent, mais cela est considéré comme une concession nécessaire et non comme un idéal.
      L’orthodoxie moderne considère les études profanes comme positive. Elle s’axe dans la vision du Rambam et du Rav Hirsch, considérant qu’une vie religieuse ne serait être pleine sans connaissances profanes. Concrètement, elle a fondé plusieurs institutions alliant Torah et études profanes, comme la célèbre Yeshiva University de New-York. Souvent, les rabbins orthodoxes modernes posséderont également des diplômes académiques. Les jeunes ne seront pas automatiquement orientés vers une vision « koulo kodesh » du monde.
      Bien sûr, certains rabbins harédim utilisent les sciences, mais uniquement à fin de « prouver » la véracité de la Torah aux yeux d’un public traditionaliste. Idéalement, ces rabbins estiment que les sciences n’ont rien à apporter au judaïsme. Les rabbins MO, à l’instar de nombreux penseurs juifs, n’opposeront pas systématiquement sciences et Torah et considéreront que même les sages du Talmud n’étaient pas dépositaires de LA vérité scientifique. Ils suivent en cela Maimonide, qui estimait que les sages du Talmud commettaient parfois des erreurs scientifiques.

      3) La place de la femme. Le monde harédi prône la perpétuation de la place traditionnelle. La femme n’a pas à se mêler de la vie religieuse, son rôle principal se déroule au sein du foyer, et son implication dans l’étude consiste à soutenir son mari et ses fils psychologiquement et financièrement, pour que ceux-ci puissent étudier. Les écoles orthodoxes pour filles n’aborderont jamais des livres comme le Talmud et les filles n’apprendront pas à être indépendantes dans la littérature halakhique.
      Chez les MO, on prône une révision de la place de la femme. On cherche à prôner une égalité maximale, tant que celle-ci est rendue possible par la Halakha. Par exemple, les écoles MO enseignent le Talmud aux filles et des yeshivot pour filles existent en Israël et aux USA, où des jeunes femmes apprennent Talmud et halakha.

      4) Daat Torah. Le monde orthodoxe suit totalement ses guides spirituels, les « guédolim ». Ce concept n’existe pas au sein de l’orthodoxie moderne, qui prône une vision plus indépendante de la religion. Les religieux sont appelés à adopter une attitude responsable et à ne pas s’en remettre constamment aux dirigeants religieux. De même, les rabbins MO n’ont pas l’habitude de faire des déclarations ne traitant pas directement à des sujets religieux (politique, social, etc…). Une décision prise par un dirigeant MO ne sera jamais considérée comme absolue et indiscutable.

      Au sujet du danger des mouvements non-orthodoxes, sans chercher à le nier, il me semble qu’il s’agisse d’un raisonnement biaisé. Sous prétexte qu’il existerait un danger, nous devrions éviter de parler de tel ou tel sujet, de crainte de prendre une pente glissante.
      Le problème, c’est que l’immobilisme est également un grand danger conduisant à une religion sclérosée….
      Personnellement, je pense qu’il est de notre devoir de nous confronter au problèmes contemporains avec le maximum de courage, de crainte de Dieu et d’honnêteté intellectuelle. Il me semble que ces trois éléments soient les gardiens de la continuité du judaïsme.

      Kol Touv

  43. N’est-ce pas la même idée qui entraîne encore et toujours une assimilation de notre peuple puis des massacres.
    Je prend pour exemple la shoah (bien que se soit pour beaucoup un sujet tabou)
    En Allemagne il y’avait à l’époque une des plus grandes communautés juive. Au début très religieuse ils ont peu à peu voulut « vivre avec leur temps » : ils ont commencé à fréquenté les mêmes endroit que les goyim, les mêmes loisirs, les mêmes écoles, jusqu’à se marié avec eux et même ne plus vouloir être juif.
    Que se passe-t-il ?
    D les rappelles à l’ordre : tout les juifs sont mis en camps, fraï, froom religieux ou non religieux ils sont maintenant tous JUIFS et D les punis.
    La suite on la connait tous très bien..
    Je prend cette exemple mais je pourrai parlé d’autres cas (il est vrai je les connait moins bien du haut de mes 16 petites années)
    Pourquoi nous ne comprenons pas que nous sommes kedoshim : séparé à part

    1. Libre à vous de le croire.
      Historiquement, vous avez une vision assez erronée et simplifiée de l’Allemagne d’avant-guerre.

      Théologiquement, affirmez savoir pourquoi Dieu a envoyé la Shoah me parait quelque peu péremptoire.
      Rappelons d’ailleurs que vos principaux accusés, les juifs assimilés allemands, n’ont pas beaucoup souffert de la Shoah et se sont presque tous enfuie à temps. Contrairement aux juifs très pieux de Pologne…

      On ne rejette pas un argument, une approche, sous pretexte que « celle-ci entraine la Shoah ». Si vous avez des arguments pertinents, vous êtes invité à les partager, mais là je ne vois aucun argument. Juste une peur très discutable.

  44. Je me présente : je suis un juif français la quarantaine pratiquant de gauche et qui voit dans l’orthodoxie le « Emet » à atteindre !

    Bon ceci est dit, je peux donc entrer dans le vif du sujet.
    De la même manière que je n’arrive pas à comprendre « rationalisme et orthodoxie » (rationalisme qui à mes yeux représente quand il est pratiqué par des juifs/juives orthodoxes, un exercice d’équilibriste…), je n’arrive pas à comprendre ce qu’est l’orthodoxie moderne ???
    Est-ce accepter même un tout tout tout petit petit petit peu la modernité, c’est à dire :
    Le cinéma, la télévision, les top-modèles, les tenues non tsniout (ou plus…), les boites de nuit, la culture hédoniste, la culture de la fête, qui fait rage en Europe et aux USA, le marivaudage et le libertinage qui eux aussi font rage dans le monde moderne, internet et tout ce qu’il met de mauvais/déviant/malsain… A disposition des gens en un clique de souris (et les personnes faibles, pas bien dans leur vie… Sont alors en danger de faire des fautes (morales/éthiques et halakhiques) ultra graves, même aux yeux du rationnel Choulhan Aroukh…) les magazines de mode et people, la jet-set et le show-biz, le matérialisme/libéralisme économique, le mariage gay, la nauséabonde « gender théorie », le féminisme radical déviant (courant du féminisme qui flirt avec un militantisme hédoniste érotique sexuel…)…
    C’est accepter tout cela, même un tout tout tout tout petit peu, que l’orthodoxie moderne ???

    Ou alors est-ce porter un regard moins malveillant sur tout cela ???
    Si c’est cela, comment cela est-il possible que des gens dont l’idéal est l’orthodoxie radicale ne voit pas l’horreur dans tout ce qui n’est pas de cette idéal ???

    Imaginons une personne qui aime dans son cœur la grande musique (Mozart, Bach, Beethoven…), et la considère dans son cœur comme La (Grande) Musique : comment pourrait-elle considérer la musique de variété avec des yeux bienveillants et encore plus ceux et celles qui militent pour sa propagation ???

    Un regard moins malveillant sur tout cela, n’est-ce pas dangereux « qui vole un oeuf vole un boeuf » qui commence à ouvrir la porte même d’un atome de centimètre, qui sait cet atome ne va pas s’agrandir vers le centimètre et plus… ???

    Ou alors c’est être ouvert à parler avec des non juifs/non orthodoxes/laïques/athées ???
    Si c’est être cette dernière proposition alors pourquoi dire orthodoxie moderne au lieu de orthodoxie tout court car tout cela devrait être le cas chez tout orthodoxe normalement (ahavat haessed, quel orthodoxe est contre ???, Le devoir d’enseigner les nations pour qu’avec nous elles connaissent la délivrance, n’est-ce pas le devoir du peuple « Mamlehet Cohanim » ?).

    Voilà, c’est dit, je ne comprends donc pas ce que regroupe l’idéologie « Orthodoxie Moderne », si quelqu’un pouvait m’enseigner…
    Toda Raba ! Merci !

    1. Cher Sam,

      Je crois que la meilleure façon de comprendre ce qu’est l’orthodoxie moderne est de lire les articles du blog, et plus particulièrement celui que vous commentez.

      Difficile de résumer en quelques phrases tout un projet de vie…

      Pour vous facilitez un peu la tâche, je vais me contenter de dire que l’orthodoxie moderne n’est aucune des options que vous décrivez. Elle est la volonté de vivre son judaïsme avec intensité, avec au centre Hashem, sa Torah et l’homme, créé à son image.
      A l’instar de Rambam (Morei Nevoukhim, partie 1, chapitre 2), nous pensons que l’ « image de Dieu » signifie l’intellect que celui-ci a donné à l’homme au moment de la création. Ainsi, il ne s’agit pas d’accepter les valeurs modernes, de les accepter un peu, ou de les rejeter. Il s’agit de réfléchir à chaque sujet avec profondeur, à peser chaque nouvelle idée avec sérieux et à continuer cette réflexion jour après jour.

      Sur ce blog, vous ne trouverez ni dogme, ni parole infaillible, mais des réflexions, des idées qui ouvrent un dialogue et nous invite tous à le rejoindre.

      Kol Touv

  45. Le judaïsme orthodoxe est le seul qui a réussit à vaincre 3000 ans d’histoire ; tous les autres ont flanchés.
    Y’a-t-il une preuve plus magnifiques et plus catégorique que celle-là ?
    Je pense que chaque personne objective peut le reconnaître si elle est un minimum honnête.

    A propos de pseudo-référencée…
    Que signifie pseudo-référencée ?
    Si je comprends bien, il y a des références, mais elles sont pseudo, c’est-à-dire fallacieuses…
    Pouvez-vous m’indiquer s’il vous plaît quelle référence est fausse ?

    Venons-en maintenant à votre « argumentaire ».

    Premier point :
    Massorti et conservatifs sont synonymes.
    Tout le monde ne le sait pas, et dans cette mesure, vu que ma réponse doit dénoncer tous les mouvements fallacieux du judaïsme, je me dois donc de citer les deux noms car une personne pourrait croire que le mouvement conservatif est fallacieux, mais pas le mouvement massorti, ou vice-versa.
    Il est donc de mon devoir de bien citer les deux noms.

    Deuxième point :
    Le fait que la grosse majorité des membres d’un mouvement mange cachère ne prouve pas que les idées du mouvement soient justes. Ils peuvent certes manger cachère mais ne pas vivre pas façon cachère, et c’est d’ailleurs dans cette mesure qu’ils sont bien plus dangereux que d’autres mouvements car des personnes non-averties pourraient plus facilement croire qu’il y a du vrai dans les idées de ce mouvement, D. nous en préserve !

    En deux mots :
    On ne peut en aucun cas considérer le fait de manger cachère comme une preuve de véracité des idées qu’on avance. Les musulmans aussi ne mangent pas de porc, et pourtant nous ne partageons pas leurs idées.

    Troisième point :
    « Le Rav Ovadia Yossef Chalita écrit que les dardaïm sont des personnes craignant D. »

    Cette fois, c’est vous qui n’avez pas donné de référence.
    Je serai très étonné que le Rav Ovadia Yossef Chalita ait dit une chose pareille.

    A ce que j’ai vérifié dans mon logiciel, ni dans « Yé’havé Daat », ni dans « Yabia Omer » (excepté les tomes 9 et 10 absents de mon logiciel), il ne parle de ce mouvement.

    J’en ai parlé ce Chabbat à son fils, le Rav David Yossef, qui connaît bien sûr presque par cœur les écrits de son père, et il m’a affirmé que son père n’a rien écrit à ce sujet.
    Donc il semblerait que votre affirmation soit fausse (ayant déjà lu des « argumentaires hilkhatiques » « des rabbins » des mouvements que vous représentez, je dois dire que la falsification des sources y est monnaie courante ; d’ailleurs, dans le cadre du débat qui nous occupe, j’ai déjà prouvé cela de façon flagrante en ce qui concerne l’affirmation fallacieuse que les filles de Rachi mettaient les tefillin).
    Mais l’erreur est humaine ; peut-être que le Rav David Yossef s’est trompé.

    Donc je vous renvoie la balle…
    Vous considérez ma réponse comme pseudo-référencée, et vous n’avez pas argumentez pourquoi ; et moi je vous réponds que votre affirmation concernant les paroles du Rav Ovadia Yossef Chalita sur les dardaïm n’est pas du tout référencée, et donc, jusqu’à preuve du contraire, on ne peut la considérer comme vraie.
    Et s’il s’avère que dans un bref délai vous ne me pas communiquez la référence de ces paroles, nous aurons la preuve qu’une fois de plus les mouvements que vous représentez utilisent le mensonge comme argumentaire ; et si toutefois il s’avère que cette référence existe, j’aurai bien sûr encore mon mot à dire…

    Quatrième point :
    A propos du, je cite, « grand manque d’honnêteté intellectuelle » de ne pas avoir cité le Rambam, désolé, mais je ne dois pas faire une anthologie de l’avis tous les poskim, mais je dois dire quelle est la halakha.
    Or la halakha est tranchée par le Choul’han Aroukh et par les grands sages de notre génération.

    Le Choul’han Aroukh écrit clairement dans Or ha’haïm, chapitre 17, alinéa 2, que le fait que les femmes portent le tsitsit est considéré comme « une marque d’orgueil ».
    Cela est donc interdit.

    Et si vous prenez comme référence le Rav Ovadia Yossef Chalita, alors parlons-en…

    Le Rav David Yossef Chalita (le fils du Rav Ovadia Yossef Chalita qui retranscrit fidèlement les décisions hilkhatiques de son père) écrit dans son livre Halakha Beroura, tome 1, page 359, « qu’une femme ne doit mettre ni tsitsit ni talith, et à plus forte raison à notre époque où les réformistes qui veulent déraciner la Torah d’Israël enseignent aux femmes de mettre un tsitsit. »

    Voici maintenant une liste non-exhaustive des décisionnaires de ce siècle et des siècles derniers qui interdisent TOUS le port des tsitsit par les femmes :

    Le Ben Ich ‘Haï dans Rav Péalim, tome 1 partie Or ha’haïm, chapitre 23, qui l’interdit, comme le targoum Yonathan ben Ouziel parce qu’il s’agit d’un habit d’homme – il est interdit à une femme de porter un habit d’homme- (sans parler de ce qu’il écrit dans Rav Péalim, tome 3, kountrass Sod Yécharim, chapitre 6, que d’après la kabala, il n’y a aucun sens à ce que les femmes mettent le tsitsit car cette mitsva n’a rien à voir avec leur réalité mystique).
    De même il écrit dans son livre Ben Ich ‘Haï, Parachat Lekh Lékha, 1ère année, alinéa 13 : « Il est formellement interdit aux femmes de porter le tsitsit » !!

    – C’est aussi l’avis du Lévouch, chapitre 17, alinéa 2 ;
    – Du Alia Raba, chapitre 17, aliné 1 ;
    – Du Malbim dans Chout Ha’haïm, Hameïr Laarets, alinéa 15
    – Du Rav Moché Feinstein dans Igrot Moché, Or Ha’haïm, tome 4, chapitre 75
    – Et enfin c’est l’avis de TOUS les grands de la Torah sans exception aucune, ces grands de la Torah qui bien sûr ont tous lu les paroles du Rambam que vous citez et qui néanmoins ont tranché que d’après la halakha, il était interdit aux femmes de porter le talith.

    D’ailleurs, permettez-moi de vous prouvez que vous-même ne tranchez pas la halakha comme le Rambam…

    Le Rambam écrit dans Hilkhot Maakhalot Assourot, chapitre 6, alinéa 10 qu’« après avoir bien salé la viande et l’avoir rincée, il faut la tremper dans de l’eau bouillante et non tiède pour qu’elle blanchisse et qu’en sorte le sang. ». Fin de citation.
    On appelle cela la ‘halita.
    La pratiquez-vous ?
    Bien sûr que non !
    Alors pourquoi, en ce qui concerne le port du tsitsit par des femmes vous brandissez l’avis du Rambam alors qu’au niveau de la cacherout vous ne respectez pas ses décisions hilkhatiques ?
    N’est-ce pas du parti-pris ?

    Continuons…
    Le Rambam écrit dans Hilkhot Ichout, chapitre 10, alinéa 6 qu’« Une femme ne peut pas se marier (nissouïn) tant qu’elle est nida jusqu’à ce qu’elle se purifie.
    On ne prononcera pas les berakhot des ‘hatanim (les chéva berakhot) jusqu’à ce qu’elle se purifie. ».
    Honnêtement, est-ce que vous agissez ainsi ? Si une femme arrive nida le jour de son mariage, on repousse le mariage ? Pas de dais nuptial, plus rien ?
    Certainement pas !
    Alors pourquoi en ce qui concerne le port des tsitsit par les femmes vous brandissez l’avis du Rambam et en ce qui concerne le mariage vous laisser son avis de côté ?
    N’est ce pas de nouveau du parti-pris ?

    Continuons…
    Le Rambam écrit dans Hilkhot ‘Hamèts ouMatsa, chapitre 8, halakha 1, qu’on fait d’abord la berakha « al nétilat yadaïm » et seulement ensuite on se lave les mains (avant le repas).
    Agissez-vous ainsi ? Certainement pas !
    Alors pourquoi brandissez l’avis du Rambam en ce qui concerne le port des tsitsit par les femmes et en ce qui concerne les lois de nétilat yadaïm vous laisser son avis de côté ?
    N’est ce pas encore et toujours du parti-pris ?

    Continuons…
    Le Rambam écrit dans Hilkhot téfila, chapitre 7, alinéa 4 : « Le matin, lorsqu’il entend le son du coq, il dira « Baroukh ata Hachem, Elokénou mélèkh haolam, hanoten lacekhvi vina, lé-hav’hin ben yom ouven laïla ».
    Quand il met ses habit, il dira « Baroukh ata Hachem, Elokénou mélèkh haolam, malbich ‘aroumim ».
    Quand il se couvre la tête, il dira « Baroukh ata Hachem, Elokénou mélèkh haolam, ‘oter Israël bétifara ».
    Quand il passe les mains sur ses yeux, il dira la berakha «… pokéa’h ‘ivrim » ; quand il s’assied sur son lit, il fait la berakha «… matir assourim » ; quand il descend ses pieds du lit et les pose sur la terre, il dit la berakha «… rok’a haarets ‘al hamaïm » ; quand il se lève « … zokef kéfoufim », quand il se lave la face, il dit la berakha « Baroukh hama’avir ‘hévlé » etc.
    Agissez-vous ainsi ?
    Certainement pas ! Y’a-t-il des coqs près de chez vous ? Je suis persuadé que non !
    Alors pourquoi brandissez l’avis du Rambam en ce qui concerne le port des tsitsit par les femmes et en ce qui concerne les lois des berakhot du matin vous laisser son avis de côté ?
    N’est ce pas résolument du parti-pris ?

    Continuons…
    Le Rambam écrit dans Hilkhot Chofar véSoucca véLoulav, chapitre 6, alinéa 12, que « Chaque fois qu’on s’assiéra dans la Soucca avant de s’asseoir, on dira la berakha «Baroukh ata Hachem, Elokénou mélèkh haolam acher kidéchanou bémitsvotav vétsivanou lichev Bassoucca. » ».
    Agissez-vous ainsi, même sans manger et sans boire, simplement pour le fait de s’asseoir dans la Soucca vous faites la berakha ?
    Certainement que non !
    Alors pourquoi brandissez l’avis du Rambam en ce qui concerne le port des tsitsit par les femmes et en ce qui concerne les lois relatives à la Soucca vous laisser son avis de côté ?
    N’est ce pas définitivement du parti-pris ?

    Continuons…
    Le Rambam écrit dans…

    Et oui, la liste est encore longue, mais je pense que cela suffit pour montrer que vous-même reconnaissez qu’on ne tranche pas la halakha comme le Rambam ; la halakha est fixée principalement par le Choul’han Aroukh et ensuite par les grands de notre génération.
    On ne peut pas ainsi trouver un avis et en faire la halakha quand ça nous arrange, et surtout quand cet avis va contre la halakha.

    Il est clair que tous ceux qui veulent insinuer que la Torah autorise cela veulent en fait changer la Torah d’Israël, remettre en question l’obligation sacrée d’écouter les grands de la Torah d’Israël et dans cette mesure ne sont pas différents des mouvements que j’ai cités dans ma réponse précédente…

    Au revoir,
    Rav Ron Chaya

  46. je ne comprends pas comment peut on salir autant de monde en si peu de temps. l attitude de personnes cherchant a escroquer de l argent sur des personnes en position de faiblesses ne peut se faire devant 4 rabanim et les acteurs du guet. en general, les bons escrocs pratiquent ce genre de chantage tout seul. cette article cite des noms en prenant parti et nous fait part d ignominie sans pour autant qu on puisse juger ce qu il s est passer en ecoutant les 2 versions. la non reponse a ce ramassis de motsi chem ra fait dire a l auteur de l article qu il a raison. je ne comprends pas cette partialite de jugement sur une histoire qui doit etre bien plus complexe que ca et qui en aucun cas doit atterrir dans des centaines d adresse email. resultat : un site internet de torah doit faire attention dans des sujets aussi sensibles de relayer des informations uniquement si leur utilite et leur publication ont ete approuvees par une autorite rabinique compétente ou un tribunal qui a publie un jugement. dans le cas contraire, une plainte en diffamation sera necessaire pour mettre fin a cette acharnement

  47. Bonjour,
    Lu sur seforim blog (http://seforim.blogspot.com/2014/06/the-pew-report-and-orthodox-community.html). Article de Marc B. Shapiro. Qu’en pensez-vous ?
    —-
    This strikes me as on the mark and illustrates one of the great problems with Modern Orthodoxy in the United States. Anyone who has been to Israel knows that there are non-haredi Orthodox Jews in all areas of life. You see men with kippot who are bus drivers, security guards, and doing every other job imaginable. Yet in the United States, Modern Orthodoxy has become largely an upper middle class phenomenon. The cost of a Modern Orthodox lifestyle, which includes expensive schools and camps, is simply beyond most people’s reach. I believe that this cost is a major reason why the Modern Orthodox camp has not picked up much in the way of ba’alei teshuvah.

    I have no doubt that many of the non-Orthodox admire the Modern Orthodox lifestyle, and would be willing to try it out, before learning the cost. Many non-Orthodox would also be happy to send their kids to Modern Orthodox schools, but they are not going to sacrifice a middle class lifestyle for this. Those who grow up Modern Orthodox and remain in the community are prepared to make the financial sacrifices (as well as limiting how many children they have). But for those who are not part of the community, the entry fee is simply too high. Needless to say, there are also those among the Modern Orthodox who drift away because of the financial cost, and this drifting often begin when the first child is enrolled in public school. As I see it, the financial burden is the great Achilles’ heel of Modern Orthodoxy, and what prevents it from any real growth. By the same token, those of us in the Modern Orthodox world must recognize that one of the great strengths of the haredi community is that there is room in it for everyone, from the wealthy real estate developer to the blue-collar worker. If, as so many predict, the future of American Orthodoxy is with the haredim, money (or lack of it) will play an important role in this story.

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