https://i1.wp.com/www.modernorthodox.fr/wp-content/uploads/250px-IDF_soldier_put_on_tefillin.jpg?resize=200%2C300Les  sont les périodes de réserves accomplies par les anciens soldats de Tsahal, jusqu’à environs quarante ans. Jusqu’à cet âge, les israéliens redeviennent soldats quelques semaines par ans.

La semaine dernière, je me suis rendu à mes premiersmilouyim. J’avais déjà fait part, lors de précédents billets, de mon expérience à l’, mais lesmilouyim sont clairement une phase nouvelle. Petites pensées.

Une des plus belles choses à Tsahal est l’égalité qui y règne. Une fois l’uniforme enfilé, les catégories qui divisent la société israélienne s’effacent : il n’y a plus de religieux ou de laïcs, de militants de droite ou de gauche, de séfarades ou d’ashkénazes, de riches ou de pauvres. Simplement des soldats unis par un même but : protéger leurs proches et leur pays.

En milouyim, cette unité est encore bien plus accentuée puisqu’elle efface les différences d’âge et de situations professionnelles/familiales. Ainsi, un cadre bientôt quadragénaire, un rabbin et un guide touristique se retrouvent soudain ensemble, avec le même uniforme, dans la même unité. Mais le plus étonnant est que tout se déroule à merveille ! Parfois la situation est encore plus comique, lorsque l’officier qui dirige l’unité, qui n’a pas encore la trentaine, musicien dans un groupe de rock (look inclus), commande le médecin bien installé et sérieux, qui se réveille avant les autres pour procéder à une toilette méticuleuse.

Un deuxième point, peut être le plus marquant, et de voir la motivation de ces personnes, qui abandonnent brusquement le confort de leurs vies civiles pour s’entrainer en plein désert,dormir à la belle étoile en plein hiver et passer la journée (et la nuit) à soulever des missiles (42.5 kg pour les plus légers) et manger des boites de thons.

Je ne vous parle même pas des volontaires qui continuent à venir aux milouyim, bien après leur quarantième anniversaire. Il y avait par exemple cet homme de soixante-deux ans (!) qui, malgré l’âge, se portait volontaire pour des activités physiques qui épuisaient le jeune homme que je suis…

Pareil pour ce rabbin de quarante-cinq ans, père de sept enfants, toujours plein d’énergie.

Si la perspective de quelques semaines sportives, même à cet âge, peut sembler attrayante, il faut rappeler que ces hommes répondent également présent lors des guerres incessantes qui frappent l’État Juif. Le même homme de soixante-deux ans à déjà un bon nombre de guerres à son actif, dont la dernière guerre du Liban ou il avait déjà… cinquante-sept ans !

Un troisième point, sur lequel il faut insister, c’est le haut niveau moral de Tsahal. Un niveau qui n’a pas d’égal, chez aucune armée occidentale !

Contrairement à la caricature du militaire occidental, le militaire israélien est souvent instruit. Il n’est pas d’extrême-droite, il est parfois même de gauche. Il peut tout à fait être humaniste, n’est pas machiste et la plupart du temps, il aspire à la paix.

Tsahal ne diabolise pas ses ennemis. Il les respecte, leur accorde un nombre incroyable de droits et fait tout son possible pour épargner les civils. Pourtant, tout le monde sait bien qu’il s’agit la d’une morale à sens unique…

Lors des émeutes syriennes à la frontière nord, en Mai-Juin dernier, les soldats n’avaient le droit de tirer qu’en cas de danger mortel. Alors même que les syriens traversaient par centaine la frontière du Golan.

A la frontière Sud, Tsahal ne refoule aucun réfugié soudanais qui arrive sur son territoire. Bien au contraire, c’est bien souvent l’armée juive qui leur sauve la vie en les soignant et les nourrissant, alors qu’à quelques mètres de là – du coté égyptien – on tire sur eux à bout portant (je vous épargne les « jeux » des soldats égyptiens, qui sont récompensés pour chaque soudanais arrêté). Pourtant, tout le monde sait à quel point ces réfugiés ont une influence négative sur l’économie du pays. Mais que pouvons nous y faire ? La morale passe avant l’économie. Du moins en

A Gaza, lors de l’opération plomb durci, Israël envoya des milliers d’annonces – par voie aérienne et par sms – appelant la population à ne pas sortir des abris lors de l’opération. Quelle pays aurait-il agi similairement ? Certainement pas ceux qui se permettent de faire la morale à Israël alors qu’ils commettent eux-même les pires atrocités en temps de guerre – avec l’aval de leurs chefs d’état major.

Guantanamo n’est pas à Gaza, les tortures de la guerre d’Algérie n’ont pas eu lieu durant la guerre du Liban. L’« apartheid » palestinien n’a rien à voir avec l’apartheid d’Afrique du Sud, auquel les états européens ne s’opposèrent que très tardivement, à cause de la pression publique. Les guerres d’Israël n’ont rien à voir avec les tortures et les crimes des dirigeants du monde arabe, pourtant, il a fallu attendre le « printemps arabe » pour que les dirigeants moralisateurs européens commencent timidement à condamner ces actes. Où est la morale européenne lorsqu’il s’agit de dénoncer l’esclavage qui a toujours lieu en Arabie Saoudite ? Les femmes adultères lapidées en Iran ? La polygamie autorisée dans tous les pays du Arabe ? Le mariage forcée de filles à peine pubères dans ces même pays ?

Nous ne laisserons certainement pas les peuples européens, à l’atroce passé esclavagiste, raciste et colonialiste, réécrire leur Histoire au dépend de l’histoire d’Israël. Allons jusqu’au bout de notre vérité, sans prêter attention à notre détracteurs. Où étaient ces peuples moralisateurs durant les deux milles ans d’exil du peuple juif ? Qui éleva la voix pour les protéger, leur donner une terre, leur rendre leur indépendance ? Le peuple juif s’est libéré seul du joug des nations, libérons nous également du joug du mensonge qu’on veut nous imposer.

Bilaam proféra son oracle en disant:

« II me fait venir d’Aram, Balak roi de Moab; il m’appelle des monts de l’orient:

« Viens maudire pour moi Jacob! Oui, viens menacer Israël! ».

 Comment maudirais-je celui que Dieu n’a point maudit?

Comment menacerai-je, quand l’Éternel est sans colère?

Oui, je le vois de la cime des rochers, et du haut des collines, je le découvre:

ce peuple, il vit solitaire, il ne s’intéresse point à l’avis des nations.

Qui peut compter la poussière de Jacob, nombrer la multitude d’Israël?

Puissé-je mourir comme meurent ces justes, et puisse ma fin ressembler à la leur! ».

 

(Prophétie de Bilaam, Nombre 23:7)

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